CHAPITRE IX
Marche de ï Archiduc sur la rive droite du Necker.
Les armées respectives étaient au 12 juillet dans la position suivante : celle de Sambre et Meuse sur la rive droite du Mein, comptait 72 bataillons et 88 escadrons, c’est-à-dire, 49 à 5o mille fantassins et 9 mille chevaux , non compris la division Marceau, qui observait Mayence sur la rive gauche du Rhin, et le détachement de celle de Poncet, qui bloquait Ehrenbreitstein.
Wartensleben, après avoir attiré à lui les troupes disponibles delà garnison de Mayence et du camp de Hechtsheim , s’établit sur la rive gauche du Mein, avec 3g bataillons et 1 10 escadrons , formant environ 45 mille combattans , dont 1 5 mille de cavalerie. Des détachemens occupaient Francfort et Aschaffenburg.
L’armée de Rhin et Moselle, de 69 bataillons et 80 escadrons, n’avait pas moins de
65 mille fantassins et six mille chevaux; elle était établie sur la rive droite du Rhin , entre la Schulteretl Alb,son centre dans les montagnes entre Freudenstadt et Neuburg.
L’archiduc Charles campait avec le gros de son armée, derrière Pforzheim; des partis de cavalerie entretenaient ses communications avec les places du Rhin etle Necker supérieur. Les corps de Condé et de Froehlich étaient toujours sur l’Elzetprès de Haslach. Leur force totale consistait en 57 bataillons et 126 escadrons; c’est-à-dire , en 40 mille hommes d infanterie et 18 mille de cavalerie.
Indépendamment de ces deux armées, les Autrichiens avaient encore 3o bataillons et 7 escadrons à Mayence, 6 bataillons à Ehrenbreitstein , un à Koenigstein , 20 bataillons et 3oo chevaux à Mannheim , 5 bataillons et 3o chevaux à Pliilipsburg ; en sorte que l’armée active, déjà affaiblie de 25 mille hommes par le départ de Wurmser pour l'Italie, l’était encore de plus de 3o mille par ces différentes garnisons.
Le contingent de Souabe presque dissous , ne prit plus de part aux opérations. Les pertes énormes des combats précédens avaient tellement diminué les forces des Impériaux, que leursarmées qui comptaient 174 mille combat*