CHAPITRE IX
chiens furent repoussés dans la vallée du Rhin , jusqu’en arrière de la Bleich; Haslach fut emporté après une résistance très-opiniâtre, et les Français s’avancèrent jusqu’à Gutach. La division qui partit de Freudenstadt se partagea en trois colonnes : la première marcha sur Wolfach, la seconde sur Alpiersbach, la troisième sur Schramberg; elles balayèrent sans peine ces trois vallées. Les troupes de Souabe se retirèrent à Oberndorf, sur le Necker; les Autrichiens s’étant réunis aux troupes de Haslach, entre Wolfach et Hausach, continuèrent à se retirer surHornberg, par la vallée de Gutach.
Alors les troupes établies dans la vallée du Rhin commencèrent à se retirer : Froehlich par Simonswald, Freyburg et Yillingen; le général Wolf, avec le reste du corps, se mit en marche des environs de Huningue , le long du Rhin, par les villes forestières. On laissa des troupes dans Hornberg , jusqu’à ce que toutes les colonnes fussent rendues à Yillingen; après quoi le colonel Giulay, qui commandait ce poste, se retira à Krumschiltach, et le i5 à Saint-Georges et Peterzell , dans le double objet de défendre la route de Hornberg et Yillingen, et d'entretenir la communication avec le contingent de Souabe , qui
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s’était retiré à Oberndorf et Rothweil. De leur côté, les Français attirèrent, par Brisach et Huningue , les troupes restées sur la rive gauche du Rhin, et suivirent les Autrichiens dans les villes forestières.
On peut reprocher à Moreau d'avoir laissé Ferino aussi long -temps dans l'inaction sur le haut Rhin, et davoir employé g bataillons et 6 escadrons au cordon de la rive gauche de ce fleuve, au lieu d’en renforcer son aile droite. Ferino avec les 20 mille hommes de ses deux divisions, aurait culbuté sans effort Condé et Froehlich , qui s'étendirent maladroitement entre le Rhin et la vallée de la Kintzig, et nettoyé cette vallée dans le temps que Saint -Cyr emportait le Kaiiebis et Freudenstadt. L'effet de cette faute fut d'enlever à Moreau la possibilité de s’établir sur le haut j\Tecker avec 4 divisions, pendant que l'Archiduc se dirigeait sur Bruchsal. La dernière occasion favorable d’exécuter cette manoeuvre , sans risque pour ses communications de retraite , s'offrit le 5 , après le combat de Kuppenheim. Supposé que Moreau eût placé 2 divisions dans les montagnes boisées entre l'Enz et l'Alh , et quelques escadrons dans la vallée du Rhin, pour observer la position de Pforzheim, se portant ensuite avec le reste de ses troupes, à