CHAPITRE Xlï
2 bataillons et 2 escadrons poussèrent à PI ochingen, sur la route de Stuttgard.
Latour se porta le 25 septembre à Weissenhorn ; Mercanlin , par Babenkausen , sur la hauteur d Illeraichheiin , cherchant à faire passer Piller à une avant-garde, près de Kelmünz, mais il fut bientôt repoussé sur la rive droite. Froehlich marcha vers Altesried , et établit ses avant-postes , de Leutkirch à Lautrach.
On passa le 26 dans cette position. Les Français essayèrent une sortie d’Ulin , qui fut repoussée. A l’exception de cette affaire et de la marche de Mercantin sur Kelmünz , il n’arriva rien de remarquable dans cette journée : les vieux remparts et la tête de pont, mettant la place à l’abri d’une attaque de vive force.
Moreau qui se voyait alors menacé sur ses deux ailes, et contraint d’évacuer la rive gauche du Danube , se décida d’autant plus facilement à continuer son mouvement rétrograde , qu’il semblait ne pouvoir l’éviter, dans le cas même où il eût conservé l’espérance de reprendre l’ollensive.
Resserré entre le Danube et le lac de Constance; gêné dans tous ses mouvemens, il ne pouvait de cette position former aucune entreprise importante. D’ailleurs les nouvelles qu’il reçut de la Forêt Noire , exigeaient qujl se
rapprochât des défilés dont il devait s'assurer pour sa retraite.
11 avait détaché , dès le 8 septembre, pour renforcer la garnison de Kehl, 3 bataillons et 4 escadrons , qui cheminèrent à marches forcées; mais arrivés le 22, entre Yillingen et Hornberg dans la vallée de la Kintzig , ils rencontrèrent les avant-postes de Petrasch, qui défendaient le pays de concert avec les paysans armés. Ils se tournèrent alors par Triberg à Elzach; etde là en deux colonnes, parSchweighausen et Waldkircli , à Kehl. Cet incident, et les bruits sinistres qui se propagèrent avec rapidité , rendirent plus vraisemblable la nouvelle que les Autrichiens ne menaçaient pas seulement par leui’S partis , mais bien avec des forces considérables, les communications et les derrières de l’armée de Rhin et Moselle.
Pour donner une idée générale de l’état des choses, voici une situation sommaire des forces autrichiennes, telles qu'elles se trouvaient placées à l'époque du 22 septembre, depuis la Sieg jusqu'à la frontière du Tyrol.