CHAPITRE XII
État de répartition de V Armée autrichienne à l’époque du 22 septembre.
Ëataill.
Esead.
Hommes.
Chcv,
Général Hadik , en ayant-postes sur la Sieg et le Rhin .
F. M. L. Kray, auprès de Neuwied. . .
R M. L. rr'emek , près d’XJkerath. . .
Gén. d’Artill. Vf^artensleben, en marche vers le Mein .
F. M. L. Petrasch , devant Kehl et le Necker .
Gén. TSauendorf , snr le Danube. . . .
Gén. d’Artillerie Latour, en Sonabe. .
F. M. L. Frœhlicli , sur le haut Iller et dans le Tyrol .
Garnis. d’Ehrenbreitstein, col. Sechlern.
Garnison de Mayence , F. M. L. Neu. .
Garnison de Mannheim, Gén. Bender.
3oo
Garnison de Pbilipsburg , col. Schal.
Totaux .
Moreau s était laissé amener au point, que l’ennemi lui prescrivit l’époque et la direction de sa retraite. Il se mit donc en mouvement, le 27, avec toute l’armée; et arriva Je 29, sur les bords du Federzée, où il s’établit comme il suit : Desaix qui avait abandonné Ulm dans la nuit du 26 au 27, et passé le Danube à
2 1 4 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796. Ehingen, occupa le terrain entre ce fleuve et le lac avec 18 bataillons et 12 escadrons de l’aile gauche, gardant Uttenweiler et Minderreute. Saint-Cyr avec les deux divisions du centre et la réserve, formant ensemble 24 bataillons et 48 escadrons, se trouvait sur l'autre rive du lac , derrière Buchau et l'abbaye de Schussenried, ayant ses troupes légères àOgeltshausen, Heine , Sattebeuren , et la chapelle de Sainte- Marie. Ferino qui s’était lié avec les brigades Tareau et Paillard, borda les rives de la Schussen,avec 12 bataillons et 10 escadrons derrière Raven sburg et Baindt.
L'évacuation d’Ulm donna à Latour et Nauendorf, non-seulement un nouveau point de réunion , mais même les moyens d'y former un corps qui eût été assez fort pour en imposer à l’ennemi , et l'obliger à se retirer par la vallée d Enfer. 11 aurait suffi pour cela de porter ces deux divisions à marches forcées par Llm , Urach etHechingen,afm de les joindre encore àPetrasch, et de prévenir l’ennemi aux débouchés de la vallée de la Eintzig. Ce mouvement semblait d autant plus naturel , que le dernier de ces Généraux, après la tentative faite sur Rehl, s’était déjà porté sur leNecker, occupait Horb et Tübingen, et poussait sa cavalerie légère à Hechingen.