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CHAPITRE XIV. 2/j

3es operations ultérieures. En effet, l'inondation de la plaine entre le Rhin et les montagnes, ne laissait à Moreau que deux routes pour s’approcher de Kehl : par la Bergstrasse , ou par la vallée de la Kintzig et Waldkirch. Cette dernière était plus avantageuse; car il y a six lieues de moins de Waldkirch à Haslach, que d’Emmendingen à Offenburg. En gagnant la vallée de la Kintzig , les Français s assuraient des communications principales par les montagnes, et de celle de Kehl; ils auraient atteint les débouchés des vallées avant l’Archiduc , qui eût été tourné et forcé à la retraite, sans pouvoir opérer sa jonction avec Latour, lequel arrivant le i5 à Hornberg, aurait été défait ou obligé de rétrograder. Mais un pareil projet devait être aussitôt exécuté que conçu; soit que Moreau supposât son adversaire dans l'intention de se faire joindre par Latour, soit qu’il lui attribuât celle de le porter à gauche , avec les corps de Petrasch et de Nauendorf , pour le réunir à Frœhlich. Dans le premier cas , il ne pouvait douter que les Autrichiens n occupassent fortement les montagnes et ne reprissent l’offensive; ce qu’il avait intérêt de prévenir. Dans la seconde supposition, Ferino trop faible pour arrêter des forces si considérables, eût été bientôt culbuté; et Far-

mée française en restant dans sa position sur l’Elz , s’exposait à être prise en liane et à dos.

Mais Waldkirch était aussi pour l'Archiduc le point décisif; car s il s’en emparait, Moreau perdait l'appui de sa droite , et les Autrichiens gagnaient avec un débouché sur l'Elz , un chemin par Langendenzlingen , sur les derrières de F ennemi.

Les deux Généraux frappés de l’importance de ce point, prirent également la route d’Elzaclipour opérer. Néanmoins, le Général français eut sur son adversaire , l’avantage d'atteindre avant lui le but stratégique , et de communiquer sans obstacle , de sa position sur l'Elz avec Waldkirch , à travers une contrée ouverte ; tandis cpie l’Archiduc ne put se servir que de mauvais sentiers pour ligue d’opération. D'ailleurs, Moreau tenant les débouchés sur l'Elz à Emmendingeu , les Autrichiens n'osèrent trop se dégarnir pour renforcer leur gauche , de peur qu il lie perçât sur la droite vers Eehl.

Deux divisions du centre de l'armée française furent destinées à pénétrer dans les montagnes. A cet effet, lune se porta dans les environs de Waldkirch , ayant ses avant-postes à Heimbach , Tennenbach, Eeppenbach , et sur les hauteurs de Bleibach. Nauendorf ar-

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