‹ Vol. 3Chapitre 119 sur 155 · CHAPITRE XIV. 25l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. 25l

riva le i5 à Elzach, et se dirigea le lendemain sur Schweigbausen , d’où il entreprit une reconnaissance sur Waldkirch. Il s’aperçut bientôt de 1 importance de ce point et de la routé d’Elzacli , et s’établit sur la hauteur derrière Bleibach , occupant aussi le pont de cet eudroit; sa gauche prolongée dans le ravin de la forêt de Simonswald : ce qui le mit à cheval sur l'Elz , couvrit la route de Simonswald à Elzach , et les sentiers de communication avec l’Archiduc.

Les Français perdirent toute la journée du 16 octobre. Le faux mouvement de Nauendorf sur Schweighausen , resta impuni; et l’armée qui suivit les deux divisions de son centre sur l’Elz , ne bougea pas. Le mauvais état des routes et une pluie abondante en furent le prétexte; mais ces inconvéniens n’empêchèrent pas les Autrichiens d’employer utilement cette journée, et d’agir avec célérité et vigueur, malgré les marches forcées qu’ils exécutaient depuis la bataille de Biberacli, et quoiqu’ils eussent beaucoup plus souffert que les Français.

Latour se réunit le 17 au camp de Mahiberg , à l’Archiduc.

Dans le même instant, les Français attaquèrent les Autrichiens à Bleibach. Le combat dura tout le jour; mais nonobstant l’avantage

que dorme l’offensive , sur-tout dans les montagnes (1), les Autrichiens demeurèrent finalement maîtres du ravin de Simonswald et du pont de Bleibach. L'attaque des Français dirigée uniquement sur le front, fut molle. Ils négligèrent d’employer le moyeu efficace dans les montagnes ; c’est-à-dire , de détacher des petites colonnes par des sentiers sur les flancs elles derrières de l’ennemi.

De son côté , l’Archiduc n était pas resté

(1) Ceci demanderait à être expliqué , car il semble que les pays montagneux soient plus favorables à la défensive qu’à l’offensive. En effet , des positions presque inabordables, couvertes de ravins profonds ou escarpés, de bois touffus ou marécageux , présentent des obstacles devant lesquels une troupe inférieure en nombre, peut long-temps arrêter l’ennemi.

L’Auteur a probablement voulu dire que , dans les pays de montagnes, l’offensive produit de plus grands résultats que dans les plaines , si l’on parvient à tourner les corps qui défendent des cols ou des sommités, parce qu’alors on occupe les seuls défilés qui leur servent de retraite, et qu’on peut les menacer d’une ruine complète. Mais ces corps n’ont-ils pas aussi tous les moyens d’éclairer les hauteurs et vallées avoisinantes par de petits détachemens, de retarder les mouvemens de l’ennemi , afin de prolonger leur défense au point le plus menacé, et d’assurer toujours une communication avec celui de retraite? Les localités influent trop sur l’application de ces différentes idées pour en faire des maximes invariables.

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