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CHAPITRE XIV

Kintzingen, faire des démonstrations contre Riegel , et se maintenir derrière Rnst , Cappel et Grafenhausen.

Outre leur artillerie de campagne , on donna à ces colonnes quelques petits obusiers.

Nauendorf avait établi la majeure partie de ses forces à Bleibach, et détaché 2 bataillons et 3 escadrons sur Sieglau; ceux-ci cachés à l’ennemi, devaient tomber sur ses lianes et ses derrières s’il s’avancait par Kollnau et Gutacli sur Bleibacli, pendant que lui-mëme l’attaquerait en front. Un détachement de l’aile gauche qui avait occupé le ravin de Simonswald, s’était établi au Kandelberg , point le plus élevé de la contrée , afin d’assurer la communication avec le prince de Condé à Saint-Mergen.

Le 19, les Français attaquèrent à huit heures du matin avec une partie de leur centre : le Kandelberg et le ravin de Simonswald furent forcés, elles troupes qui les défendaient repoussées jusqu’à la hauteur de Niederwinden. Le prince de Condé se vit par-là contraint de se retirer; mais comme Ferino ne put faire un détachement assez considérable , parce qu’il devait contenir Froehlich sur le Steig, les Autrichiens reprirent peu après leur position de Saint-Mergen.

En même temps, Saint-Cyr attaqua Nauen- 3. 17

tlojrfà Bleibach, dans la vallée de 1 Elz ; celui-ci le repoussa d’abord ; mais menacé sur sa gauche par la colonne qui s’avança contre Niederwinden, il commença à perdre du terrain. Sur ces entrefaites , le détachement autrichien placé à Sieglau tomba par Ja hauteur de Kollnau, sur les lianes et les derrières des Français, qui avaient négligé, en s’avançant sur la route de Bleibach , de couvrir leur liane gauche et d’occuper en forces les montagnes boisées au pied desquelles ils marchaient. Leur général fondait tout son espoir sur la manoeuvre ordonnée contre le flanc gauche de l'ennemi , et oubliait qu'il pouvait lui-mème être tourné. Dès que les Autrichiens se montrèrent sur les hauteurs de Kollnau , les troupes furent forcées de renoncer à l’attaque de Bleibach et d’abandonner subitement toute la vallée de Gutach , Kollnau et même Waldkirch , parce que ces points étaient commandés par la hauteur, et battus par le canon de F ennemi. Nauendorf suivit alors les Français avec chaleur, et renforça les troupes repoussées du Kandelberg; celles-ci revinrent aussitôt à la charge, et attaquèrent la nouvelle position de leur adversaire dans la gorge étroite derrière Waldkirch. Saint-Cyr la défendant vaillantment, JNauendorf détache tut bataillon et un

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