‹ Vol. 3Chapitre 123 sur 155 · CHAPITRE XIV. ^Sq · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. ^Sq

escadron à Buckkolz pour le prendre en flanc et menacer sa retraite : deux bataillons l’attaquent de front à la baïonnette , protégés dans la petite plaine de Waldldrcb, par l'artillerie et une nuée de tirailleurs. Le succès fut complet : les Français se retirèrent harcelés continuellement jusques dans les bois de Langendenzlingen, et perdirent beaucoup d’hommes qui , s’étant égarés dans les montagnes , furent faits prisonniers.

Le succès des Impériaux sur les autres points ne fut pas moins marqué. Une division du centre français occupait Emmendingen et les hauteurs de Landeck et de Tennenbach. Une partie de l’aile gauche, avec la réserve, tenait Riegel et les forêts en arrière sur la rive gauche de l'Elz ; l’autre , sous Beaupuy , défendait Malterdingen , et les hauteurs entre Koendringen et Heimbach.

Les Autrichiens formèrent leurs colonnes derrière les avant-postes , à l’heure fixée. La deuxième se rassembla à Heimbach d’où elle s’avança par Landeck et Mundingen. Deux ba-* taillons prirent par Tennenbach vers Emmendingen , où ils arrivèrent encore avant la nuit; et après un combat opiniâtre, repoussèrent l’ennemi derrière l’Elz, dont il rompit les ponts. La résistance qu’éprouva la troisième colonne

SÔO HISTOIRE DE LA CAMPAGXE DE 1 796.

fut encore plus opiniâtre, parce que'les Français défendirent successivement les plis des hauteurs et des vignobles. Cependant elle remplit son objet après avoir forcé Malterdingen, et fait filer 3 bataillons par Heimbach pour s’emparer de Koendringen, du pont de l’Elz , et du village de Deningen sur l’autre rive.

Les démonstrations de la quatrième colonne contre Pdegel retinrent les détachemens ennemis , et favorisèrent les manoeuvres des autres attaques. Les Français perdirent dans cette journée, outre deux pièces de canon, plusieurs caissons , quelques prisonniers , et le général Beaupuy , qui s’était fait remarquer dans la défense des hauteurs de Malterdingen.

Du côté des Autrichiens , le comte de Wartensleben fut grièvement blessé.

Après le combat, qui ne se termina qu’à Fentrée de la nuit, Moreau relira son armée dans la forêt en avant de Nimburg, appuyant sa gauche à Pdegel sur la Treisam, sa droite à la forêt de Giuidelfingen sur les collines de Worstetten; son front fut couvert par le ruisseau qui tombe près de Langendenzlingen dans la Treisam , dont on détruisit les ponts. Ce dernier village et Heuweiler restèrent occupés.

L’Archiduc déterminé à profiter de ces

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