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CHAPITRE XIV

avantages , re'tablit les ponts de FElz dans la nuit , et ordonna d’attaquer le lendemain 20 octobre. Prenant lui -même le commandement de la seconde colonne, qu’il réunit à celle de Nauendorf , il repoussa les Français de Langendenzlingen , de Heuweiler , et de la forêt de Gundelfingen.

Latour avec la troisième colonne s’avança de Deningen sur le ruisseau qui couvrait le front de l’ennemi. Un combat très-chaud s’y engagea , et ce ne fut qu’à la quatrième attaque quil parvint, à la chute du jour, à jeter un pont sur le ruisseau, et à y faire défiler son avant-garde. Le gros de sa division resta devant Deningen.

La quatrième colonne emporta Riegel et son pont , en attaquant ce village en flanc du côté de FElz inférieur.

L intention de l’Archiduc était de renouveler l’attaque le lendemain, mais Moreau se décida à la retraite. Dans la nuit , Desaix se dirigea avec la gauche , sur Vieux-Brisacli , où il passa le Rhin. Le 2 1 , son passage était effecn tué et le pont levé. Le reste de l’armée quitta la position de Nimburg , et se retira de nuit sur le haut Rhin.

Les combats de l’Elz prouvent tout l’avantage d’agir avec énergie et célérité. La position

de Moreau ne remplissait aucun but. Bien que son intention ne fût pas d'y recevoir un combat, c elait neanmoins une grande faute de s'y arrêter à proximité de l'ennemi, et d'espérer y manoeuvrer avec succès. Au Heu de renforcer sa droite , sur laquelle les deux partis devaient diriger leurs efforts , il n’y porta cju’une division. Lagauebe, au contraire, où le prince Charles ni lui ne pouvaient rien entreprendre de sérieux, tant cpie l’adversaire resterait maitre des montagnes , fut poussée en avant et composée de deux divisions. D'ailleurs , le grand éloignement de ces ailes ne permettait pas d'espérer qu’une seule division fût en état de les bien lier.

Deux raisons semblent avoir suggéré l'établissement de tant de troupes sur sa gauche , savoir ; la crainte de ne pouvoir se retirer sur Vieux-Brisacb au cas que la route de retraite ne fut pas couverte, ou bien le projet de s’avancer de là vers Kelil. Mais comment supposer que les Autrichiens opéreraient entre l'armée française et le Rhin , en perdant , dès le principe, la communication avec leur ligne de retraite ou avec les renforts qui descendaient des montagnes, et risquant tout pour un avantage très-incertain? Moreau ne devait-il pas souhaiter cette manoeuvre, et loin de Tempe-

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