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CHAPITRE XIV

par où l’on peut renforcer et soutenir au besoin les dernières. Au pis-aller, l’ennemi éprouvantla plus vigoureuse résistance dans la vallée, ne peut couper la retraite aux colonnes qui marchent sur les hauteurs.

Les Français oublièrent tout-à-fait ces principes, lorsqu’ils attaquèrent Bleibach le 17. A la vérité , ils les suivirent à l'attaque du 19, sur leur droite, en dirigeant une colonne sur le Kandelberg, contre le ravin de Simonswald; mais ils les négligèrent sur la gauche , et perdirent ainsi la bataille. Ils ne pouvaient au reste les mettre en pratique , car une division ne suffisait pas pour fournir les éclaireurs nécessaires , et former une troisième colonne qui aurait dû marcher de Reichenbach ou de Waldkirch , par la Scheide et le Schillingberg , entre la valléé de la Bretten et celle de l’Eiz.

En faisant les dispositions ci-après détaillées, Moreau eût atteint son but plus sûrement, et rien ne l'en aurait empêché, lorsqu’il arriva sur l’Elz, et qu’il était encore maître de ses mouvemens.

Deux divisions auraient dû être placées à Waldkirch , pour s’avancer le long de l’Elz , et occuper la ligne de la Bretten à Keppenbach, par le plateau de la Scheide , jusqu’au Kandelberg , où elles eussent entretenu la communi-

266 histoire de la ca^tpacxe de 1796.

cation avec Ferino. Une autre division eût appuyé sa droite à Bretten et Keppenbach, sa gauche à la hauteur de Landeck, pour occuper celles de Heimbacli et de Tennenbach, et celles entre Mundingen et Kœndringen : la quatrième division, comme réserve, eût été bien placée , partie derrière ces hauteurs , partie à Emmendingen; la réserve d infanterie, et partie de celle de cavalerie, à droite d Emmendingen; le reste de la cavalerie à Langendenzlingen. Enfin il eût été convenable de détruire tous les ponts de l'Elz et de la Treisam , au-dessous de Kœndringen, de préparer plusieurs passages à Emmendingen, et d’établir des postes d’observation , sur la gauche de la première rivière.

Dans celte position , rien n’empêchait de prendre l’offensive sur tous les points , avec espoir de succès, et dans le cas où l’ennemi eût pris l’initiative, il éprouvait à ‘VValdkirch. une résistance qui aurait, sinon triomphé de son attaque, du moins considérablement ralenti ses progrès.

La répartition des troupes autrichiennes était analogue à celle de Moreau: et s’il semble de prime-abord que Nauendorf dût être renforcé , 1 Archiduc néanmoins ne devait pas affaiblir son centre, puisque la plus grande partie des forces ennemies lui était opposée, et que

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