‹ Vol. 3Chapitre 142 sur 155 · CHAPITRE XVr. 3oi · texte numérisé non relu

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mille difficultés , parce que les Français pouvant mettre en action autant d’artillerie qu’ils voulaient , celle de l’assiégant se voyait par là hors d’état de lui résister. D’ailleurs , il aurait fallu commencer cette attaque si loiu de la place , que Kehl même et le pont n’en eussent pas souffert de long-temps.

Pour parer à ces inconvéniens, et placer les batteries à l’abri du feu supérieur de l’assiégé , les Autrichiens résolurent de refuser leur gauche dès le commencement de l’attaque , et de s’avancer par la droite. Ils lièrent obliquement par la première parallèle , le Pihin à la rive droite de la Kintzig, ce qui leur pexnnit d’établir à la première approche, des batteries à ricochet contre le village de Kehl et le camp retranché , et de s’approcher en même temps à portée de canon de la forteresse. Aussitôt que cet ouvrage fut achevé , ils prolongèrent la parallèle entre la Kintzig et la Schutter , et sur la rive gauche de cette rivière en en refusant la gauche. On y établit des batteries contre les issues du camp retranché , et obliquement contre ses ouvrages, de manière qu’ elles furent à couvert de celles établies sur le vaste front de l’ennemi. Les Autrichiens voulurent alors s’avancer dans la même direction le long de la Schutter et de la Kintzig, emporter le cimetière

3o2 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796.

et la maison de poste de Kehl , pendant qu'on construirait des batteries, et qu ou cheminerait sur la rive droite de la Kintzig. Ils ouvrirent dans celte vue la tranchée dans la nuit du 2 1 au 22 novembre sur la droite de cette rivière, pour former la première parallèle, et y communiquer des lignes de circonvallation.

-Nous ne ferons pas la relation des travaux du siège et de leurs progrès journaliers , du nombre , de la force et de remplacement des batteries, qu on peut voir distinctement sur le plan. On ne parlera ici que des époques principales et des événemens décisifs du siège.

Moreau avait ordonné pour la nuit du 21 au 22 novembre, une sortie de 36 bataillons et6régimens de cavalerie : seize mille hommes d'infanterie et 400 chevaux , se portèrent sur deux colonnes au point du jour et à la faveur d'un brouillard épais, sur la gauche de la ligne de circonvallation qui liait la Schutter au Pdiin. La première colonne longea le fleuve , emporta les redans 4 et 5 , et pénétra dans les redoutes 1 et 2 de la seconde ligne, d'où elle s'avança contre Rapenhof. La seconde prit sa direction sur Sundheim dont elle s'empara , ainsi que des redans 9 et 1 1 ; mais ceux numérotés 6,7,8 et 1 2 , résistèrent à toutes ces attaques.

L Archiduc avait ordonné, eu égard à la foi-

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