‹ Vol. 3Chapitre 151 sur 155 · CHAPITRE XVII. 3ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 3ig

vieilles Autrichiens se virent obligés, par défaut de moyens , d'interrompre leur feu et leurs travaux. Us sentirent qu'ils n’en avaient pas assez pour conduire de front deux sièges à la fois. Mais après la chute de Kelil , le corps du prince de Fürstemberg cjui avait pris des cantonnemens resserrés, et s’était borné à garder ses batteries, fut renforcé par 4 bataillons et un détachement d’artillerie de siège, qui le mirent à même de reprendre ses travaux.

Danslanuit du 25 au 26 janvier, les Autrichieus ouvrirent une parallèle à la distance de 180 toises de l’angle saillant de la demi-lune de l’ouvrage à corne, appuyant sa gauche à la frontière de la Suisse. Ils eu débouchèrent à droite par deux boyaux. Le premier se liait à gauche à une redoute , le second à une nouvelle approche, qu'ils poussèrent de leurs retrarichemens en zig-zag vers le Rhin. Celui-ci, construit dans un emplacement favorable , avait un double épaulement à 25 pas le long du fleuve , pour canonner avec des pièces de 18, le cours du lleuve et la gorge de l’ ouvrage à corne. Aussitôt que l’ ennemi découvrit ces ouvrages , il fit une sortie à dix heures du soir, repoussa les védettes et les travailleurs , et s’avança jusqu’à 3o pas de la nouvelle parallèle , où il fut reçu par la garde de la tranchée , et repoussé par la mitraille.

D1126 au 2 7 ,] cs assiégeons continuèrent leurs travaux, et prolongèrent la première parallèle jusqu’au Rhin. Ils en débouchèrent en meme temps près de la batterie n° i3, par une ligue de 400 pas, qui réunie plus tard à la parallèle, forma une nouvelle communication : sur la droite, ils s approchèrent à cent pas de 1 ouvrage à corne par une tranchée, et prolongèrent la communication du retranchement d Elisabeth, jusqu'à 90 toises des ouvrages. Adroite, ils prolongèrent la tranchée, pour établir à trois cents pas au-dessus , des batteries à ricochet.

Depuis ce moment, le feu de l’assiégé fut si vif, qu’on ne put cheminer qu'à la sappe. Il n y avait pas moins de 2,000 travailleurs.

De la ligne le long du Rhin , où 1 artillerie battait avec plus de succès, les assiégeaus poussèrent cinq crochets , distans entre eux de cent pas , jusqu'au bord du fleuve. Ils devaient servir à l'établissement de cinq batteries, chacune de deux pièces ou mortiers, pour enfiler le cours du Rhin de plus près qu’auparavant , et causer de l’inquiétude à l'ouvrage à corne de la place d Huningue même.

L'ennemi dirigea sur celui-ci, dans la nuit du 28, un feu très-vif d’artillerie et de mousqueterie; et à \ heures du matin, il fit une sortie, qui força toute la ligue des travailleurs

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