CHAPITRE IV
Kleber , se formèrent : la première , sur les hauteurs en arrière de cet endroit , en face de la Vils ; la seconde , sur celles de Seibolsried. Jourdan établit les divisions Grenier et Championnet à Ober-Hirscbbach, Bonnaud derrière elles.
Le jour suivant, aussitôt que l’artillerie et une partie des équipages furent en marche , et que la route eût été débarrassée des débris d’équipages qui l’encombraient, il s’effectua un mouvement général. Championnet se porta par Velden à Hipoldstein, et occupa Grasenberg. Grenier et la division de cavalerie prirent position à Petsenstein, Kleber à Pegnitz , d’où Jourdan l’attira en une marche forcée , pour lui faire relever, dans la nuit du 26 au 27 , les divisions Grenier et Championnet, par les deux qu’il commandait. Les premières s’avancèrent derrière la Wissent, et s'établirent à Ebermanstadt. La division de cavalerie couvrit le flanc des colonnes en marche. Jourdan se lia avec Bernadotte qui , arrivé la veille sur la Wissent , s’était établi derrière Forchheim, entre le village de Reitz et la Regnitz.
Le 28 août, toute l’armée Rit concentrée sur la Wissent. La gauche , formée de la division Lefebvre , s’appuya à Ebermanstadt ; celles de Collaud et Grenier prolongeaient la ligne jus-
qu’à Reuth; et de là, Cliampionnet l’appuyait à la Regnitz. La cavalerie et Bernadotte formaient réserve derrière la droite, entre Altendorf et Eggolslieim.
Les troupes légères autrichiennes poursuivirent l’ennemi avec tant de vivacité , qu il y eut chaque jour des combats d arrière-garde ; et que les colonnes même furent inquiétées par des coups hardis. Dès la première marche , elles se jetèrent entre Jourdan et Kleber. Elles tombèrent, le 27, sur le quartier-général du premier, à Pretzfeld, et l'auraient fait prisonnier, s'il n’eût été défendu par les officiers de son état-major, et dégagé par les troupes qui accoururent à son secours.
L’Archiduc estimait trop peu l’avantage remporté à Amberg, pour ne pas chercher à livrer bataille. Son adversaire ne devait pas désirer moins vivement que lui d’en venir aux mains , pour donner une autre tournure à ses affaires. Les vues du Prince tendaient à mettre hors de combat Jourdan, afin de pouvoir se tourner contre Moreau, et délivrer la frontière d'Autriche des dangers qui la menaçaient. Mais ni l’un ni l’autre ne pouvait réaliser son projet par une simple manoeuvre. L’Archiduc mettait tout en oeuvre pour s’assurer le gain d’une bataille f en affaiblissant les forces phy-