CHAPITRE I
siqües et morales de l’armée française , en la harcelant sans cesse avec ses troupes légères , en cherchant à la prendre en flanc avec son aile gauche, et s’emparant de ses communications. L’armée, prête à combattre, suivait sur des directions telles, quelle pouvait se réunir et se déployer promptement •, sans donner de prise sur les siennes. Afin d’en etre plus certain , 1 Archiduc prit des mesures pour diriger les convois de munitions qui lui arrivaient des Etats héréditaires, par la Bohême , sur Schwarzenfeld ; et plus tard , lorsque Bamberg fut délivré , par Egra4
Les troupes restées à Neumarkt furent portées à 8 bataillons et 22 escadrons , et confiées à Nauendorf, qui se mit en marche le 27 août vers le Danube , pour couvrir la nouvelle communication de sa rive gauche contre les eutreprises de Moreau , et renforcer le point de la ligne de défense de Latour , qui pouvait devenir très-important pour les opérations générales.
Le lendemain de la bataille d’Amberg, toutes les troupes autrichiennes se portèrent en avant. Lichtenstein , de l’aile gauche , poussa avec 3 bataillons et 16 escadrons, sur Erlangen; 6 bataillons et 1 1 escadrons , sous Hotze , allèrent jusqu’à Neuhof. Leurs avant-postes furent 3. 5
places à Esclienau et Schœnbriick. Sztarray après avoir retiré les troupes légères cpie 1 Archiduc avait jetées dans la vallée de la Pegnitz, arriva à Lauf avec i5 bataillons et 21 escadrons. Le château de Rolenberg , gardé par un simple détachement français , fut occupé. Kray arrivaavec 18 bataillons et 58 escadrons, à Hohenstadt , et s'établit à Yorra , Grasberg et Ilolenstein. Le corps volant qui s’était retiré à Rosshaupt, se réunit à l’aile gauche. Le reste de l'armée , de 12 bataillons et 26 escadrons , formant réserve , se porta en deux colonnes sur Herzbruck et Sulzbach.
Sztarray reçut l'ordre de se réunir à Hotze , et-Lichtenstein , de passer la Regnilz , et de s’avancer sur le flanc de l'ennemi, pendant que ce dernier amuserait les avant-postes de Bernadotte à Forchheim; Sztarray se porta sur Bruek, et Hotze à Neunkirch. Le premier passa le 27 la Regnitz à Bruek, après avoir laissé un détachement à Eriangen , et prit position à Herzogen- Auracli. L'autre parvint jusqu'à l’Aisch , où il s établit à Kreiendorf, près de Hoclistædt. 11 avait devant lui Lichtenstein , qui envoya des partis contre Bamberg et Schweinfurt. La première de ces villes fut surprise par l’un deux; un autre s’empara d'un convoi considérable , à Burg-Eberach.
C H A P I T R E I V. Qrj
L’armée suivit le mouvement de son aile gauche, et resta en communication avec elle. Le 26 août, Kray arriva sur les hauteurs de Simmelsdorf , et occupa Auerbach et Velden. Le corps de réserve campa à Herzbruck , et le 27 à Lauf; pendant qu’une division , conduite par Kray, occupa les hauteurs vis-à-vis de Græf'enberg. Les patrouilles coururent par ElFelterich vers Forchheim’, afin d’entretenir la communication avec Sztarray. La droite des avant-postes s’étendit derrière Petzenstein et Hildpolstein , jusqu’à Brunn, sur la route de Pegnitz. Le 28, elle se porta plus à gauche vers Kasberg. Le corps de réserve s’avança sur Eschenau , et le gros de la division de Kray sur Neunkirch , ou il entra en communication avec Sztarray , par Baiersdorf. Ce dernier s’avança jusqu’à Hochstædt ; Hotze à Muhlhausen , et Lichtenstein à Burg-Eberach.
La marche de l’Archiduc , d’Amberg à Eschenau , s’eiFeclua fort lentement. Ce trajet aurait dû être franchi à marches forcées, parce que tout défilé , sur-tout quand on est près de l’ennemi , doit être passé rapidement. D’un autre côté , la direction du corps de Sztarray vers Hochstædt , ne tendit pas au but général , qui était de battre l’ennemi dans une alFaire décisive , le plutôt possible. Par conséquent ,
les Autrichiens auraient dû réunir leurs forces* Or, la marche de Sztarray su” une ligne aussi divergente, et le mouvement tardif du Prince, les séparaient de plus en plus. Ces lenteurs donnèrent à Jourdan , le 28 août , une avance momentanée, qui n’améliora pas sa position, puisqu'il ne cessa d’avoir les Autrichiens sur ses communications , et qu’il s'étendit trop entre Ebermanstadt et la Reguitz. Ses adversaires commirent la même faute, en l'enveloppant à une grande distance dans un terrain coupé. Sztarray , il est vrai, inquiéta leurs communications , et s en rendit maître en marchaut sur Hochstædt; mais si des partis ou des corps volans, avaient fait cette expédition, s’étaient emparés du pays entre la Reguitz et le Mein , et eussent détruit tous les ponts de ces deux rivières , Sztarray n'aurait pas ainsi manqué le but principal des opérations. Ses troupes prenant une bonne position sur la gauche de la Reguitz , jusqu'à leur jonction avec l'Archiduc, eussent opposé des obstacles au passage de l’ennemi , et l’attaquant en flanc , s’il avait dirigé sa retraite du côté de Bamberg , le projet du Général en chef français n'aurait pu s’exécuter le 28.
Jourdan et l’Archiduc fixèrent également leur attaque au 29 ; ils firent tous deux des