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CHAPITRE IY

l'action. Sztarray ayant pour instruction, cTarriver sur le flanc de l’ennemi , ne le pouvait à cause de la profondeur de la rivière, et rencontrant cet obstacle le jour du combat, n’aurait été que spectateur inutile de la défaite de son Général en chef. La marche des troupes légères de l’aile droite , dont la coopération entrait aussi pour quelque chose daus le plan d’attaque , était trop éloignée , et sans liaison avec les mouvemens de l’armée. L’Archiduc voulant livrer bataille , aurait dû , avant tout , déterminer un point assuré de concentration pour ses troupes , jusqu’alors dispersées. Ce point ne devait pas être sur le champ de bataille , mais bien hors de portée de l’en- "tiemi.

Du côté des Français, Grenier et Championnet n’eussent été à portée de soutenir l’attaque décisive de Bernadotte , qu’avec peu de troupes, parce qu’il était ordonné à leur avantgarde d’attendre l’arrivée de l’aile gauche, et qu’en relevant une chaîne de postes aussi étendue que celle d’Ebermanstadt à Forchheim, elles devaient nécessairement perdre beaucoup de temps. La plus grande partie des troupes restait par conséquent toute la journée sur Je point le moins important; cette raison seuledépose contre ces dispositions. L’opiniâtreté que

Jourdan mit à poursuivre 1 exécution de son plan, en attaquant par Bamberg , est louable sans doute; mais comme ses combinaisons reposaient sur des bases vicieuses , les forces lui manquèrent; et ses elîorts n’eurent pas même 1 empreinte de l’énergie , qui lui devenait d autant plus nécessaire, cjue les instans étaient comptés. Une attaque réitérée avec des tirailleurs , est bonne dans une reconnaissance ou une démonstration, mais non pour culbuter un ennemi de sa position. C'est avec des colonnes, qu'on décide un engagement contre une armée formée en ligne; et pourquoi fit-il cette double attaque à Harrnbach et Amplerbach? Le terrain des environs de ce premier village est moins coupé que celui du second ; il offrait par conséquent plus de facilités pour un coup décisif : d'ailleurs, ce point, comme le plus rapproché de Bamberg, et celui devant lequel la réserve pouvait arriver plutôt , démontrait assez qu'il fallait commencer par l'attaquer. En forçant Harrnbach , on se trouvait sur le flanc des Autrichiens, et en état de les refouler. Dans 1 hypothèse même où Jourdan renonçant au projet de s'emparer de la route de Würzhurg , eût cherché seulement à gagner la communication de Dankeufeld à Eltmruin , Hotze

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