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CHAPITRE VI

Les forces des Autrichiens, mises en action le jour de la bataille, s’élevaient à 3i mille hommes d’infanterie, et i3 mille chevaux. Les Français n’avaient en tout que 3o mille hommes.

Jourdan ne fut battu à Würzburg que pour avoir divise ses forces dans la vue d’atteindre plusieurs buts : voulant occuper la route de Bamberg pour l’offensive , et celle de Hammelburg, en cas de retraite , il employa la moitié de l’armée à les garder le jour de la bataille : la division Lefebvre tenait Schweinfurt , celle

Arnstein. La première de ces villes, qui est à l’abri d'un coup de main, étant occupée par Hotze dès la veille de la bataille , l’Archiduc en passant à Falirt, ou Sclnvarzach connue il le fit , aurait dû manœuvrer par sa droite sur Opferbaum et Arnstein , seule communication qui restât aux Français, pour rendre la perte de l’armée de Jourdan, séparée de Lefebvre, inévitable. Ces calculs pouvaient se faire dès le matin , mais l’Archiduc persista pendant toute la bataille à manœuvrer par la gauche; tandis que soutenant mieux Krav, et poussant après la grande charge de cavalerie, les corps de Wai tensleben et de Wernek sur Sulzwiesen , il eût encore atteint les Français dans leur retraite sur Arnstein, et probablement détruit la moitié de leur armée. La ville de Würzburg, défendue par Hotze, était un obstacle que les divisions de Jourdan , déjà attaquées d un autre côté par des masses supérieures, eussent été dans l’impuissance de forcer.

de Gi ’enier était disséminée pour la lier aux autres ; en sorte cpi au point décisif le Général en clief n'eul (pie les divisions Championnet , Bernadotte et Bonnaud disponibles. C est pour avoir établi l'armée sur une seule ligne, de Scliweinfurt au Steinberg , que son attaque lut si molle, et que la cavalerie impériale n eut aucune peine à la repousser , et à gagner la bataille. Toute marche de flanc donnant prise à 1 ennemi sur notre ligne de retraite, on 11e doit la faire cpi autant qu elle assure la possession d une nouvelle communication. Les Français, maîtres du Steiuber" et de la position de Lengfeld dès le 2 septembre , J étaient aussi delà route directe de Gmfmden. Celle qui mène par Sehweinfurl à Hammelburg, ne leur servait donc à rien : la position de Lefebvre à Schweinfurt, il est vrai , couvrait leur marche; mais le long séjour qu'il y fit était au moins inutile. Le Général en chef aurait dû le rappeler dans la nuit du 2 au 3 , et l'échelonner, ainsi que la division de cavalerie, à la lisière de la foret de Gramschatz , et aux environs de Mühlhausen. Appuyées par ce renfort, et refusant leur gauche , les divisions Bernadotte, Championnet et Grenier auraient pu s avancer sur plusieurs lignes par Lengfeld et Estenfeld.

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