‹ Vol. 3Chapitre 59 sur 155 · CHAPITRE VI. · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI.

d’infanterie , suffisent pour charger dans les intervalles , l’ennemi victorieux ou battu , qui donnerait prise par son désordre.

Si le moment arrive d’utiliser la cavalerie , on la portera en masse sur le point décisif. La vivacité de son allure lui permettant d’opérer sur toute la ligne dans la même journée , il serait superflu de la diriger avant l’instant marqué vers un point, par la seule raison que le terrain lui conviendrait. Celui à qui le Général en chef confie le commandement de cette arme un jour de bataille , ne doit jamais se laisser entraîner par les raisons des autres Généraux , et à diviser sa masse pour les secourir avec des détachemens.

Les Généraux autrichiens suivirent rarement ces principes : ils entremêlaient la cavalerie avec l’infanterie , dans tous les endroits accessibles d’une position , et dans toutes les plaines qui devaient être parcourues par les colonnes. La dernière arme perdit, par cet arrangement , son indépendance , sans que l’autre pût décider la victoire.

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