CHAPITRE Y II
Déblocus de Mayence.
L’armée française avait essuyé une perte considérable, et l’ascendant que les Autrichiens prirent sur elle par leurs manoeuvres, devenant à chaque instant plus marqué, Jourdan dut se retirer subitement pour ne pas accroître encore, par un nouveau combat, la supériorité de son adversaire. 11 en sentit la nécessité , lorsque la bataille se décida contre lui, et ordonna en conséquence à Lefebvre de se replier de Schweinfurt par Kissingen, derrière la Saab Dès-lors il prévit que la victoire de Kœrnacb entraînait le déblocus de Mayence, vu qu il ne se trouvait entre Wïirzburg et Cassel, aucune position où il pût devancer l'ennemi et se maintenir.
L’armée française n’avait d'autre ligne de retraite, que celle delà Lahn; et si Jourdan en eût douté quelques instans , son incertitude aurait bientôt été fixée. Cette ligne , un peu plus courte que celle de l'Archiduc, assurait sa