‹ Vol. 3Chapitre 61 sur 155 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

jouction avec le corps de blocus de Mayence et les renforts de l’armée du Nord. S’il atteignait la Lahn avant les Autrichiens ; couvert par cette rivière , il pouvait espérer de donner quelque repos à son armée, et d’y rétablir l’ordre et la confiance. Les troupes françaises se réunirent la nuit du 3 septembre derrière Amstein , d’où elles se mirent en marche le 4, avant le jour, pour Hammelburg derrière la Saab Lefebvre était à OErlebach ; l’artillerie et les équipages suivirent la route de' Fulda. Le 5 , la marche fut dirigée sur Briickenau ; Lefebvre se dirigea à Ebersbach. Le lendemain l’armée passa la Kinzig à Schlùctern, et se porta derrière cette rivière, dont Lefebvre borda la rive gauche, en avant de cet endroit. On ne put pousser le 7 , aussi loin qu’on se 1 était proposé , à cause du mauvais état des chemins. Bernadotte s’arrêta à Orténberg , Championnet et Grenier à Steinberg. La division de cavalerie n’arriva qu’à Büdingen, après être restée à Bierstein jusqu’à ce que les colonnes , continuellement harcelées parles troupes légères autrichiennes , en eurent passé le défilé. Le 8 , l’armée française bivouaqua entre Butzbach et Muschenheim , couverte par Lefebvre, qui s’établit à Bergstadt. Enfin le 9, elle atteignit la Lahn.

L'Archiduc avait ordonné à Elsnitz de la poursuivre par la roule de Schweinfurt , avec 7 bataillons et 21 escadrons, pendant que 5 bataillons et 16 escadrons , aux ordres du prince de Lichtenstein, se porteraient vers Gmünden. Le premier se dirigea sur Kissingen, et l’autre sur le flanc droit des Français, par Framersbacli. Ils eurent tous deux des engagemens journaliers.

Immédiatement après la bataille, l’Archiduc avait 1 e choix de poursuivre l'enn emi sur 1 a Saa J , ou sur la route d’Aschaffenburg. Il se décida avec raison pour le dernier parti , qui le menait directement à son but. En effet, Jourdan avant gagné une avance dans la nuit, se trouvait plus près de la Lahn que les Impériaux, qui perdirent par-là l’espoir de l’y prévenir : la retraite s'effectua d'ailleurs sur un terrain coupé , où il ne fut pas aisé de le poursuivre vivement , et encore moins de le forcer à une bataille; car, au pis-aller, il lui était facile, en sacrifiant quelques troupes, d arrêter assez long-temps les Autrichiens dans les défilés, pour leur échapper avec le gros de son armée. On ne put donc viser qu’à 1 inquiéter, sans lui causer des pertes considérables. Or, des détachemens de troupes légères pouvaient d’autant mieux remplir cet objet , que l'ennemi ne connaissant pas

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