‹ Vol. 3Chapitre 65 sur 155 · CHAPITRE VII. i3 rj · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. i3 rj

Ce n’est pas une faute moins grave de régler au juste l’approvisionnement des places, en artillerie, en munitions et en subsistances, sur la durée présumée du siège ; car est-il probable quel ennemi entreprenne une opération

Massena à Gênes, de Saint-Cyr à Dresde, de Rapp à Dantzig , prouve qu’une armée fait toujours mieux de tenir autant que possible, ses forces en campagne, que de les diviser en jetant de grosses garnisons ou des corps entiers dans les forteresses. A la vérité, il y a telles circonstances où cela devient indispensable et même avantageux. C est quand il se trouve à leur proximité, des armées de secours sur lesquelles on peut compter , et quand le corps investi est considéré comme une niasse susceptible d’opérer sur les derrières de l’ennemi. Mais dans ce cas meme, ce sera toujours l’année active en campagne qui décidera par une bataille du sort de ces gros détacliemens. On l’a vu sur-tout à Dresde, en i«i3. Si la garnison qui s y trouvait se fût fait jour à travers les milices dont elle était investie, cela n’eût pas empêché la grande aimée française de perdre la bataille de Leipzig} disons plus, Saint-Cyr tenant la campagne sur l’Elbe eût été bientôt coupé et contraint de se renfermer dans une place, lorsqu après la victoire, les Alliés détachèrent des forces supérieures contre lui. L’opinion du Prince ne peut donc être érigée en maxime absolue; l’heureux emploi de ce système dépend comme à Gênes, de la situation inorale, politique et relative des deux partis.

1 38 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE I 796. qui demande tant d énergie, quand il peut parvenir à la même fin, au moyen d un simple blocus ?

Ce sont ces inconvéniens, comparés aux frais énormes de la construction des places fortes , qui ont fait mettre en problème leur utilité.

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