‹ Vol. 3Chapitre 67 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

ses , ne laissaient pas que d’être dans une position également trop étendue : la division Delmas , forte de 9 bataillons et 12 escadrons, bloquait la tête de pont d’Ingolstadt ; Desaix , avec celle de Beaupuy et la réserve , formant ensemble 18 bataillons et 25 escadrons, se trouvait derrière Geisenfeld; deux divisions du centre , fortes de 18 bataillons et 17 escadrons, s’étaient portées, sous Saint-Cyr, vers l’Ammer , et tenoient Kirchdorf , Talhausen et Tuntenhausen. Le 3i août, les ier et 2 septembre, Ferino fit, avec ses 12 bataillons et 10 escadrons., de vaines tentatives pour s’emparer du pont de Munich , que les Autrichiens avaient barricadé. Les Bavarois occupaient la ville , et en refusaient l’entrée aux deux partis. Laborde , avec 9 bataillons et 7 escadrons , observait le Vorarlberg, à Bregenz et Rempten.

Le 3 septembre, l’avant-garde du centre attaqua les postes en avant de Freising, que les Autrichiens avaient eu la bonhomie de laisser en avant de l’Iser , sans avoir fait de préparatifs pour brûler le pont. Ils furent rejetés jusqu’à Ærding, dont les Français occupèrent le pont.

Le même jour, Nauendorf se retira à Abensberg; et Latour derrière la grande Laber, à

PfefFenhausen. Six escadrons arrivés de 1 inlérieur, couvrirent sa gauche à Landshut.

Moreau s’était flatté de forcer le passage de User à Munich , et de s avancer ensuite vers llnn, pendant qu’un corps aurait assiégé la tète de pout dlngolstadt ; mais la facilité avec laquelle il occupa le débouché de Freising, et les difficultés qui l’attendaient devant Munich, où l lser n’a pas de gué , le décidèrent à changer de projet, et à le franchir dans la première de ces villes. 11 ordonna à cet effet, un mouvement à gauche ; Abatucci resta à Munich avec l'avant-garde , tandis que le gros de la division Ferino marcha sur Freising et Moosburg.

On ne reconnaît point dans ce mouvement, la sagesse et l’extrême prudence qui avaient caractérisé jusques-là, tous les plans de Moreau. En effet, s il voulait s'avancer en Bavière , malgré le manque de nouvelles de Jourdan et de f Archiduc , au mépris des bruits de l’écliec et de la retraite de l'armée de Sambre et Meuse , c’était une témérité de prétendre percer par le centre , sans avoir d’appui pour ses ailés. Nauendorf et Latour étaient suri une , F oe Illich menaçait f autre. Les deux premiers, débouchant par Iugolstadt sur l une ou l’autre rive du Danube , et Froehlich des montagnes

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