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CHAPITRE IX

fensive ; mais celle de Limburg, aussi propre à l’une qu’à l’autre , était préférable. Toutefois Jourdan voulant reprendre l’offensive immédiatement, choisit la première. Le renfort du corps de blocus de Mayence, et de la division Castelvert , qui devait arriver de l’armée du Nord, au plus tard le i3 septembre; enfin, la conviction qu’il suffisait de quelques jours de repos pour rétablir ses troupes , lui donnaient 1 espoir de réussir , et il faut en convenir, cette espérance n’était pas sans fondement, cari’ Archiduc ne pouvait réunir assez de troupes des places , pour rétablir l’équilibre des deux armées.

Aussitôt que celle de Sambre et Meuse eut passé le défilé de Bierstein , elle continua paisiblement sa marche; le corps de blocus de Mayence seulement , fut harcelé par la garnison de cette place. L’Archiduc au contraire , concentra son armée à Aschaffenburg, et fit arrêtér, le 8, tous les coureurs qui étaient à la poursuite de l’ennemi, vu que la direction de Jourdan surWezlar, exigeait de nouvelles dispositions.

D’après ce qui venait de se passer, il importait pour terminer heureusement la campagne , et délivrer l’Autriche de toute crainte pour ses frontières , de chasser les Français des bords de

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la Lalin , soit en leur faisant éprouver un échec considérable, soit en les rejetant dans une position telle , qu'ils ne pussent reprendre l'offensive avant que les Impériaux n’eussent forcé Moreau à la retraite. 11 est aisé de juger, en effet, l’embarras où se serait trouvé l’ Archiduc, s il eut été retenu plus long-temps, ou battu sur la Lalin. Tout alors se fut tourné contre lui : l’armée de Sambre et Meuse avant reçu des renforts considérables , et en attendant encore de plus grands , pouvait reprendre ses avantages en s’établissant dans de bonnes positions, où les Autrichiens eussent été contraints de l’attaquer. Le prince Charles, pour éviter ce danger, préféra manoeuvrer à combattre , et basa son plan sur la connaissance de l’irrésolution et des principes de Tactique de son adversaire. Les positions de Jourdan étaient presque toujours trop étendues. Lorsqu’il se porta pour la seconde fois sur la Lahn, il attacha beaucoup trop d importance à Wezlar; et maintenant encore il y avait réuni la plus grande partie de ses troupes. Le Général autrichien résolut de confirmer Jourdan dans son opinion sur Wezlar; d'attirer toute son attention sur ce point par des démonstrations , pendant qu'il chercherait à percer vers Limburg , afin de le forcer à mie prompte retraite ,

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