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CHAPITRE IX. i

pour Limburg et sa ligne de communication , et se décider à contre-manœuvrer ou à se retirer, avant que son adversaire pût exécuter son plan ? Le général français voulait sans doute prendre TofFensive de Giessen et de Wezlar , mais les différentes nouvelles qu’il reçut , le tinrent dans 1 irrésolution ; et les combats qu’il livra journellement ayant changé la position de ses troupes , déjà dispersées par une infinité de postes, il y a tout lieu de croire que cette raison l’empêcha de fixer le jour et les dispositifs de l’attaque.

Pendant que Kray amusait les Français sur la haute Lahn , 1 Archiduc arriva le 1 4 à W eilmünster ; Hotze campé à Miitt depuis la veille , observait Weilburg: le gros de sa cavalerie formait 1 avant-garde du Prince ; ses avant-postes étaient placés à Windhof. Cependant Marceau se trouvait en état de faire une vive îesistance, renforce par la division Castelvert anivée le i3 à Nassau, et par 6 bataillons et cent chevaux qui la suivirent de la rive gauche du Rhin, il avait fortement fait occuper Dietz, et établi ses troupes sur les hauteurs avantageuses de la maison de péage en avant de Lim- Eurg, qui forment une ligne convexe entre l’Ems et l’Arbach; l’avant-garde occupait Münzfeîd, et le village de Nauheim couvrait son front.

L’Archiduc s’approcha de cette position du côté de Nauheim. Marceau joint par les troupes légères de Bernadotte et par la cavalerie, attaqua son avant-garde et la rejeta en arrière de Kirchberg, où elle fut recueillie par les troupes légères de la colonne de Neu qui s avançait lentement , et avait dispersé toutes ses forces. Son avant-garde atteignit à la vérité Kirchberg le 1 1 , et après avoir occupé le lendemain Hæringen , Tiefenbach et Pohl , poussa ses coureurs jusqu à Nassau ; mais le gros de sa colonne n’en resta pas moins à Kernel , Schwalbach et Neuhof. L’Archiduc lui ordonna de rassembler ses forces pour attaquer conjointement avec lui et quelques troupes qu'il attendait de Friedherg. Le i5, les troupes légères firent une reconnaissance de la position. A leur approche , le brave général Marceau se porta à leur rencontre et les culbuta sur Niederhausen. Sur ces entrefaites , l’Archiduc s'avança avec l’armée à Nieder-Breclien, tandis que Hotze portait des détacliemens contre le flanc gauche de l'ennemi, mais la chute du jour les força de remettre leur attaque au lendemain. Les Français après avoir laissé une arrière-garde sur le Schaafberg , abandonnèrent dans la nuit les hauteurs de la maison de péage, et allèrent occuper Lim-

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