‹ Vol. 3Chapitre 79 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

burg , en arrière duquel ils prirent position sur les hauteurs d Ofheim, où trois bataillons de la division Bernadotte , qui étaient sur la Labn , entre Lahnberg et Runkel, les rejoignirent. La division Castelvert fut chargée de défendre Dietz, et la rive droite de la Lahn jusqu’au Rhin. Jourdan , comme nous l’avons déjà dit , avait attiré la cavalerie à Wezlar.

Aussitôt que 1 Archiduc eut été joint par les renforts quil attendait , il ordonna le 16 septembre une attaque générale. Une colonne dirigée contre Dietz , après avoir repoussé les avant-postes français , s empara dans l'aprèsmidi delà ville et du pont. L’attaque principale dingee contre Limburg, parvint à chasser l’ennemi des hauteurs delà rive gauche de la Lahn, près de la ville. A la faveur d’une batterie amenée sur le bord de la rivière , les Autrichiens s’emparèrent des ponts de bois et de pierre , ainsi que du faubourg de l’autre côté. Cependant 1 engagement devenait plus vif. Marceau avait placé son artillerie de manière à enfiler le défilé de Limburg. Les Français reprirent le faubourg après un combat opiniâtre ; mais une nouvelle attaque protégée par une seconde batterie établie sur le Schaafberg, les en expulsa encore; néanmoins Marceau ne renonça pas à son projet , et fit attaquer derechef

ï 66 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796.

Je faubourg, pendant que son artillerie foudroyant le pont , mettait un obstacle invincible au passage des renforts envoyés aux Autrichiens. Cet effort lui réussit : cependant le feu terrible qui partait de Limburg et des hauteurs de 1 autre côté , ne lui permettant pas de 1 occuper en force, il voulut décider l’affaire en détachant un corps de troupes vers Wilmar, pour y passer la Lahn; mais il n’y eut qu’une simple canonnade sur ce point, parce que la cavalerie autrichienne placée à Lindenholzhauseu était en mesure de le recevoir, et qu elle avait une réserve à Nauheim.

Décidé à attaquer le lendemain , l’Archiduc fit établir dans la nuit plusieurs batteries de gros calibre sur les hauteurs , à droite et à gauche de Limburg, et forma toutes ses troupes en quatre colonnes. La première devait se porter par Dietz sur la position , deux autres par les ponts de Limburg, et la quatrième par un gué. Quoique la possession du débouché de Dietz mit mie chance en sa faveur , son projet n en était pas moins téméraire , et sa supériorité numérique point assez marquée , pour acheter cette position par le sacrifice d un grand nombre d hommes. Lors même qu on est maître des ponts et de la ville de Dietz , le débouché du vallon au pied de hauteurs élevées et escar-

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