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CHAPITRE IX. lfiç

pées , n’en est pas moins très-difficile. Ajoutons encore que ce débouché est si près de Liinburg , que Marceau pouvait y envoyer des renforts dans la nuit , en barrer l’issue , et même en déloger les Autrichiens au pointdu jour, sans compromettre sa position principale. Mais ce Général instruit qu’il avait eu affaire au prince Charles , se laissa trop légèrement convaincre de la supériorité de ses ennemis, et n’osa tenter une pareille entreprise : le passage de la colonne ennemie à Dietz , lui fit craindre d’être pris en flanc et prévenu sur la route de Montebauer , peut-être même sur celle de Molsberg , s'il s’opiniâtrait à rester derrière Limburg. Ces raisons le décidèrent à abandonner sa position dans la nuit , et à se retirer à Molsberg. La division Castelvert était déjà à Montebauer et sur la Rothen-Hahn.

Le lendemain, un brouillard épais empêcha les Impériaux de découvrir assez tôt la retraite des Français, pour pousser bien avant. L’avantgarde de l’Archiduc atteignit Holbach , et occupa après de légères escarmouches , la forêt de Heckholzhausen et le village de Hundsangel. L’armée campa sur les hauteurs d'Oflieim et de Tiefenbach ; N eu se porta de Dietz dans le bois de Heistenbach , et établit des pos-

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tes à Holzapfel, pendant qu’une colonne de flanqueurs qui marchait par Singhofen vers Nassau, s’avancait sur le Rothen-Halm.

Bernadolte ignorant la retraite de Marceau, s’était mis en marche le 17 au matin sur Ofheiin , avec 4 bataillons et 5 escadrons , dans l'intention de le soutenir. Arrive dans la plaine d’Ofheim, il rencontra 8 bataillons et i3 escadrons autrichiens qui débouchaient de Weilhurg,et avec lesquels il fut forcé de combattre en se retirant jusqu'au-delà de Mehrenberg , où il rassembla le soir toute sa division.

Maître du débouché de Limburg et de tous les passages de la Lahn jusqu à son embouchure, F Archiduc était plus près que Jourdan des défilés de Hachenburg , par où les routes de AVezlar el Giessen conduisent au Rhin. Son plan réussissait donc malgré toutes les fautes d'exécution; malgré le séjour de AA indecken, la faiblesse des marches qui l'avaient suivi , 1 inutilité des détachemens laissés à Friedberg; et quoique Kray fût arrivé le 1 2 à Giessen , tandis que le Prince ne pouvait attaquer Limburg avant le 16.

Les fausses attaques précédèrent de cinq jours la véritable, sans égard au principe qui veut qu’elles ayent lieu peu d'instans aupara-

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