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CHAPITRE IX

de Wezlar. Lefebvre ne partit que le 18 à deux heures , et couvrit la retraite en se portant par Herborn sur la Dille à Hof , où il prit poste en arrière du village. Bernadotte qui s’ètait mis en marche à la même heure , vint camper à Emerichenhain. Son arrière-garde tintNeukirchen et Renderod. La division de cavalerie qui vint la joindre, s’étendit jusqu’à Schoeneberg.

Kray suivit l’ennemi le 18 au matin, jusqu’à W ehrdorf. Ses troupes légères chassèrent les derniers postes de Herborn , et occupèrent Dillenburg et Rode : elles se portèrent le 19 par Marienberg et Hachenburg à Luisenslust. Kray demeura à Hof.

L’armée française continua sa retraite. Bernadotte se porta à trois heures du matin par Hachenburg à Altenkirchen , où il s’établit ; sa gauche appuyée à la route , sa droite à la Wiedbach. 11 fut suivi par les divisions Grenier et Lefebvre. Celle-ci bivouaqua en avant d’ Altenkirchen , la droite sur la route ; l’autre en seconde ligne. Championnet resta jusqu’à onze heures en avant de Hachenburg pour couvrir leur mouvement, et se porta ensuite à Weyerbusch , pour soutenir la nouvelle position. La cavalerie devait faire une halte sur les hauteurs de Hachenburg, jusqu’à ce que toutes les troupes eussent passé la ville et

le défilé. Mais le mouvement des Autrichiens qui poursuivaient Marceau sur la route de Freilingen , faisant craindre qu'ils n’arrivassent avant l’armée à Altenkirchen , elle détacha quelques escadrons pour écarter les troupes légères de l’ennemi , et couvrir la marche de ce corps ; le reste de la cavalerie traversa les colonnes pour prendre leur tête , et allers établir sur les hauteurs en arrière du défilé d Altenkirchen.

Marceau couvrit la retraite de son Général en chef, en soutenant plusieurs combats avec beaucoup d'énergie , et d'aplomb. Sa bonne contenance seule empêcha les Autrichiens de troubler la réunion de l’armée française, et d’atteindre Hachenburg et Altenkirchen avant elle. Le 18 septembre , son arrièregarde eut une affaire très -chaude avec les troupes légères, et prit position sur les hauteurs en arrière de Freilingen. L avant-garde ennemie campa à Hahn et l'armée à Molsberg. INeu occupa Montebauer et poussa jusqu'à Grenz-Hausen , pendant qu’un corps de flanqueurs prit position sur le Rotken-Hakn et débloqua Ekrenbreitstein.

Les Français abandonnèrent Freilingen le 19 au jour , suivis pied à pied par l’avant-garde de 1 Archiduc. Marceau fit défiler son infan-

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