‹ Vol. 3Chapitre 85 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

de faire leurs dispositions de défense. Mais comment, dira-t-on, le Prince aurait -il pu opérer cet effort simultané , lorsqu’arrivant le 19 à Freilingen , Kray entrait le même jour à Hof ? Dans le principe l'Archiduc n’était pas , à la vérité, très-supérieur à Marceau; mais les Français furent bientôt affaiblis par léloignementde la division Castelvert : d’ailleurs ils se trouvaient sur la défensive , et par conséquent dans une situation désavantageuse , et si la nature du terrain coupé favorisait la défense de toutes leurs positions , n’était-ce pas une raison, de plus , qui devait déterminer F Archiduc à employer tous ses moyens pour en venir à bout? 11 chercha à éviter un combat décisif sans songer que sa conduite pouvait l’entraîner dans une affaire désagréable ; et pour ne pas s’engager avec un ennemi dispersé , il courut le risque de combattre toutes ses forces réunies, avant d’avoir eu le temps de rassembler les siennes. 11 voulut par une manoeuvre décider son adversaire à la retraite, sans penser à battre les troupes, qui couvraient le flanc et la ligne de communication. De son côté , Jourdan manqua d'énergie , et ne tira aucun parti des fautes des Autrichiens. L’état fâcheux dans lequel la retraite avait mis ses troupes , et qui n’avait pu être amélioré par leur court

1-8 KISTOIR.E DE LA CAMPAGNE DF. 1 796. séjour sur la Lahn, le confirma dans l'opinion qu’il devait les éloigner du théâtre des opérations , pour leur donner un plus long repos. J1 ordonna en conséquence, de continuer le mouvement rétrograde àlinstant même où l’Archiduc faisait les dispositions d'attaque générale.

Dans la nuit du 19 au 20 septembre, les Français abandonnèrent le camp d Altenkirchen. Le corps de Poncet repassa le Rhin à Bonn , sur un pont volant. Championnet et Grenier avec la cavalerie, franchirent la Sieg au point du jour, et s'établirent, la droite en avant de Meindorf, la gauche derrière l'Agger. Siegburg resta occupé. Bernadotte et Lefebvre couvrirent la marche eu prenant position à Lkeratli. Le 21 , l'armée fut concentrée dans un cama entre Porzet le château deBeusber".

Ses troupes légères gardèrent l'Agger et la Sieq inférieure.

Les avant-gardes de l'Archiduc et de Kray, s'avançant le 20 parWallrod et Hachenburg, rencontrèrent des postes ennemis qui se retirèrent en escarmouchant à Weyerbusch , et de là sur les hauteurs de Rircheip et d L kerath. Les troupes légères au tri chiennes se portèrent à Alteukirchen; les colonnes à Wallrod et Hachenburg; mais pour accélérer la retraite de l’ennemi en menaçant son flanc , on poussa des détachemens sur la Sieg, pendant que Pieu,

Page 1