‹ Vol. 3Chapitre 86 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

qui occupait Neustadt et Hangelar , fit des incursions sur la Siee inférieure. Ce Général

avait continué sa marche des environs de Neuwied, immédiatement après que les Français furent repoussés de Hettersdorf, et resserrés dans leur tête de pont. Le 21 , l’Archiduc fit poursuivre par une brigade de cavalerie , la colonne qui se retirait à Bonn , laquelle à son approche brûla le pont volant. Le 22 , l'armée impériale prit position à Lkerath. Ses troupes légères passèrent la Sieg, et occupèrent toute la contrée , jusqu'au-delà de la Wipper.

Une fois repassés sur la rive gauche du Rhin, les français eurent tout le temps de se refaire et de se réorganiser. On pouvait présumer qu’il leur faudrait peu de temps, car il n'était guères probable que Beurnonville, quiremplaça Jourdan dans le commandement de l’armée de Sambre et Meuse , à Porz , laisserait aux Autrichiens le loisir de se tourner contre Moreau de le combattre en rase campagne jusqu’à la fin d octobre , et devant Kehl jusqu’au 11 janvier de l'année suivante , sans entreprendre une opération , ou du moins une diversion sérieuse , en sa faveur. L’armée française après avoir passé successivement le Rhin , en borda en partie la rive gauche, s’étendant vers la Moselle dans le Hundsrück et sur la Selz. La

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division Lefebvre resta seule devant Düsseldorf.

Le 29 septembre , au moment où les Autrichiens attaquèrent , la division Bernadotte venait de relever celle de Cbampionnet à Neuwied. Leur intention était d'y établir des batteries contre le pont , défendu par un bon ouvrage. Ils prirent Neuvvied plusieurs fois ; mais les Français protégés par les batteries de la rive gauche, les en chassèrent. Enfin, un armistice qui déclara cette ville neutre, suspendit indéfiniment les hostilités. Pareille convention avait déjà été faite entre les avantpostes qui bordaient l’Agger.

Dès-lors la campagne de l'armée de Sambre et Meuse fut terminée. 11 ny eut plus que des escarmouches insignifiantes entre les avantpostes sur la rive gauche du Rhin, et des mouvemeus de troupes qui ne causant aucune inquiétude aux Autrichiens, ne purent les induire à de fausses manoeuvres. Ces marches furent occasionnées sans doute, par les faux bruits répandus par les partis, que les garnisons de Mayence et de Mannheim poussaient contre la Selz , Landau , et l'Alsace. A la fin de novembre les troupes des deux armées prirent des quartiers d'hiver : les Autrichiens entre la Sieg et le Mein ; les Français depuis Düsseldorf, le long du Rhin , jusqu’à la iSahe et Kirchheimpoland.

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