‹ Vol 3Chapitre 73 sur 76 · DU PARADIS · texte numérisé non relu

DU PARADIS

tueux.— La mère de Cacciaguida le voua en accouchant à Marie, selon une pieuse coutume.— D’Ellseo descendit la branche des Eliséi, considérés comme parents des Alighieri. — Le Val de Pado, c’est-à-dirc de Ferrare.— En 11 43, il suivit l’empereur Conrad avec les croisés, et mourut en Syrie de 1146 à 1148.— La Terre-Sainte, domaine légitime des chrétiens.

CHANT XVI. — Suite du tableau de la vieille Florence par Cacciaguida. — Il continue à parler la langue lettrée du latin. — La planète de Mars, sous laquelle il naquit, avait opéré, depuis l’incarnation du Verbe jusqu’à sa naissance, 553 fois sa révolution entière; elle s’accomplit en 686 jours, 22 heures, 29 minutes. — Florence était divisée en six sections appelées sesters ou sestiers : l’ancienne noblesse habitait la vieille enceinte , la nouvelle les faubourgs ; à la limite du sixième sester se trouvait le terme de la carrière à franchir par les coureurs du Pallio jour de la fête de saint Jean-Baptiste. — Le pieux croisé tait par modestie leur filiation des anciens Romains établis à Florence après la destruction de Fiésole. — La ville avait pour limites l’ancienne idole de Mars sur le Ponte-Vecchio et le Baptistaire de saint Jean. Elle renfermait en 1300 soixantedix mille habitants, et quatorze mille seulement en 1 200 avant qu’y fussent reçues les familles des campagnes environnantes.— Trespiano et Galuzzo, villages voisins.— Le paysan d’Aguglione , village près de Pise, désigne messire Baldo, vénal et grossier, transfuge du parti des blancs, devenu l’un des guelfes les plus exagérés, et plus tard un des prieurs qui condamnèrent Dante.

— Bonifacio ou Facio de Signa, jurisconsulte entaché des mêmes vices que le précédent. — Sémifonte, village avec château fort dans le val d’Elza, d’où étaient originaires les Pitti. — Montemurle, chàteau-fort vendu aux Florentins par les comtes Guidi, impuissants à le défendre contre ceux de Pistoie , ses voisins. — Les Cierchi , seigneurs de Montecroce , et les Buondelmonti , seigneurs de Montébuoni, furent obligés, par la destruction de leur château , à venir habiter Florence, où les premiers devinrent les chefs de la faction blanche. — Luni , ancienne ville, aujourd’hui détruite, qui a laissé son nom à la Lunigiane. — Urbisaglia, l’Urbs Salvia, mentionnée par Pline , ancienne ville près de Macerata. — Chiusi , ancienne ville étrusque puissante, sujette alors de Sienne. — Sinigaglia , petite ville autrefois florissante sur les bords de l’Adriatique. — Nomenclature éloquente des anciennes familles florentines, de leurs contrastes et de leurs vicissitudes. (Voir l’Appendice pour ces nombreux détails.) — La porte Saint-Pierre , où était la maison autrefois habitée par Bellincione Berti , et du temps du Dante par messire Vieri del Cierchi. — Le comte Guido, dit le Vieux, ayant épousé la belle Gualdrada, fille de Bellincione, ceux des comtes Guidi qui joignirent à leur nom le nom de Berti se firent appeler Guido Berti. — Dorer le pommeau de son épée , signe distinctif des chevaliers. — Une bande droite de vair (petit-gris), en champ de gueules sur fond rouge formait les armes des Pitti ou Pigli. — Un des Chiaramonti avait enlevé une douvre de la mesure des liquides. — Les boules d’or, armoiries des Lamberti. — Un des membres de ces familles rapaces , insolentes et roturières, comparées au dragon, Boccacio Adimari s’empara des biens de Dante pendant son exil et s’opposa violemment à son retour dans la crainte de les restituer. — Ubertin Donato, ayant épousé une fille de Bellincione, fut trèsirrité de voir donner une autre fille à ce même Adimari, rendu leur allié de la sorte. — La place du Vieux-Marché, centre de la ville, demeure de l’antique bourgeoisie. — La porte Peruzza , des Péruzzi. — Le jour de Saint-Thomas on célébrait une fête commémorative en l’honneur du comte Hugues mort en Toscane , vicaire de l’empereur Othon III. -Giano délia Bella, aux armes encadrées d’une bordure d’or, s’était séparé de la noblesse pour embrasser le parti du peuple où l’avait suivi Dante. — Le Borgo , un des faubourgs de Florence , où le voisinage des Buondelmonti amena la discorde avec les Gualteroti et leslmportuni, grandes familles gibelines.

— Buondelmonti , ayant promis d’épouser une Amidei , épousa une Donati ; les parents de la famille dédaignée se vengèrent en assassinant ce seigneur sur le vieux Ponte-Vecchio , où l’on avait replacé l’idole de Mars. Telle fut la source des longues haines rallumées entre guelfes et gibelins. — L’Ema, petite rivière qui coule dans les propriétés de la famille de Buondelmonti.

— Les guelfes de Florence avaient pris pour armes le lys rouge porté sur leurs étendards et au bout de leurs lances; les gibelins l’avaient conservé blanc.

NOTES

CHANT XVII. — Prédiction de Cacciaguida. — Le jeune imprudent, Phaëton. — L’on connaît les malheurs du poète éloquemment prophétisés par son trisaïeul. — Can le Grand, né sous l’étoile de Mars , et chez qui Dante se réfugia dans son exil, n’avait que neuf années en 1300. Un aigle figurait sur ses armoiries. — Allusions diverses à la corruption des deux partis belligérants, à une fausse tentative de rentrer dans Florence opérée par les blancs exilés, et à la froideur de Can le Grand , dont il s’éloigne à son tour, — Le texte dit littéralement: Laisse gratter où est la gale.

CHANT XYHI. — Planète de jcpiter. — L’aigle paradisal. — Ames épandues sur la croix : Josué, Machabée, personnages de la Bible. — Guillaume, surnommé du Désert, comte d’Orange. — Renouard, son beau-frère. — Tous deux combattirent vaillamment les Sarrasins. — Godefroy de Bouillon, le héros de la Jérusalem. — Robert de Normandie , surnommé Guiscard ou le rusé, délivra la Sicile des Sarrasins , vers la moilé du onzième siècle. — Lettres mystérieuses formant la figure de l’aigle symbolique. — Apostrophe contre la vénalité de Rome et l’abus des excommunications que le pape Clément V lançait ou retirait à prix d’argent. — Saint Jean- Baptiste, dont Hérode accorda la mort à sa fille Hérodiade pour prix de sa danse, était représenté sur les florins comme patron de Florence.

CHANT XIX. — Discours de l’aigle. — Imprécation du poète contre les rois coupables. — Albert d’Autriche , usurpateur de la Bohème. — Philippe-le-Bel , accusé d’avoir altéré la monnaie pour suffire à solder les troupes dirigées contre le Sanglier flamand. — Édouard 1er d’Angleterre et Robert d’Ecosse. — Alphonse , dont la mollesse encouragea les Sarrasins à infester les côtes d’Espagne. — Venceslas, dont le royaume passa dans des mains étrangères. — Charles II, dit le Boiteux, fils de Charles d’ADjou, roi de Naples. — L’I, signe d’unité, l’M, signe du nombre mille ; c’est-à-dire, une qualité pour mille vices. — Frédéric 111, fils de Pierre d’Aragon, roi de Sicile, avare et sans courage. — Jacques, roi de Majorque et Minorque. — Son frère, et Jacques, frère de Frédéric IL — Denis de Portugal, surnommé Agricola , prince avare et mercantile. — La Norvège avait son roi particulier. — Le duc de Rascia, ville d’Esclavonie, accusé d’y avoir falsifié les ducats de Venise. — Nicosie et Famagouste, deux villes dépendant du royaume de Chypre soumis à un prince Lusignan , contre lequel Dante évoque la révolte, comme il évoque les monts de Navarre contre le monarque français , et la Hongrie contre ses rois dissolus.

CHANT XX. — Figures de l’aigle. — Rois justes. — L’empereur Trajan , resté dans les limbes jusqu’à ce qu’il en fût tiré par les prières de saint Grégoire, cinq siècles plus tard. — Ézéchias , à qui Dieu accorda quinze années de vie , en considération de son repentir. — Constantin , qui transporta le siège de l’empire à Byzance, pour céder la capitale du monde chrétien au pape Sylvestre, d’où sortit la dissolution de l’Empire. — Guillaume II, roi de Sicile, dit le Bon, père de Constance et aïeul de Frédéric II. — Charles II , roi de Naples, et Frédéric d’Aragon guerroyaient pour le trône de Sicile. — Riphée dut à la grâce du Très-Haut son amour pour la justice et son exaltation ; il vécut l’an 1 184 avant Jésus-Christ.

CHANT XXL — Sphère de saturne. — L’ Échelle angélique. — Santa Croce délia Villana, ermitage construit au bas d’une des plus hautes montagnes des Apennins, dans le duché d’Urbin , entre la Pergola et Gubbio , où Dante résida durant son exil , servit de retraite à Pierre Damien , mal à propos confondu avec Pierre Onesti le pêcheur, fondateur du monastère de Maria del Porto, près Ravenne. Dante rectifie cette erreur.

CHANT XXII. — Saturne. — Huitième sphère. — Ames contemplatives. — Saint Benoît, natif de Norcia, l’an 500, après avoir étudié à Rome, fonda, au lieu où s’élevait un temple d’Apollon et de Diane , une église et un monastère sur la cime du mont Cassin , au bas duquel se trouvait une petite ville de ce nom, et lui-même habitait un ermitage sur une montagne voisine. — Macaire, ermite du iv' siècle , né dans Alexandrie , instituteur d’une communauté de moines^

Page 1