ILES VOLCANIQUES DE L’OCÉANIE — LES GALAPAGOS
Le vaste archipel qui s’étend d’un tropique à l’autre, au milieu de l’océan Pacifique, comprend plus d’un millier d’iles. Leur forme, en général annulaire, semble indiquer pour toutes une origine volcanique, mais les recherches de l’éminent naturaliste Ch. Darwin ont montré que les attols, ou îles madréporiques, ne sont pas, comme on l'a d’abord cru, des constructions élevées par les zoophytes sur des cratères de soulèvement. Ces prodigieuses masses de coraux qui représentent le travail de
simple cercle de scories rouges cimentées ensemble. Ils ne dépassaient la plaine de lave que de 20 à 50 mètres ; aucun n’avait été très- récemment actif. La montagne centrale de Chatam, qui a 1,200 mètres de haut, est un volcan à cime plate avec des coulées de lave sur les flancs supérieurs. La base est parsemée de petits cratères. On dirait que la surface entière de l’île a été perforée comme un crible par les vapeurs souterraines. La lave, soulevée dans son état fluide, a formé çà et là de gigantesques boursouflures. Ailleurs les cimes des cavernes de semblable formation se sont affaissées, laissant béantes des fosses circulaires à bords escarpés. La coupe régulière de ces nombreux cratères donnait au pays un aspect artificiel qui me rappela les parties du Straffordshire où abondent les fonderies de fer. Le jour était d’une chaleur brûlante, et c’était un rude labeur que de gravir à travers un labyrinthe de broussailles ce sol inégal et tranchant, mais je fus bien récompensé de ma peine par l’étrangelé de ce site cyclopéen. »