‹ Volcans et tremblements de terreChapitre 19 sur 57 · INFLUENCE DES MERS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES MERS

fx Les volcans sont presque toujours situés dans le voisinage de la mer ou des grands lacs. 11 est à remarquer aussi que les phénomènes volcaniques paraissent avoir cessé brusquement quand ces derniers ont disparu par une cause quelconque , ainsi qu'on le remarque en Auvergne, à l'égard de la Limagne, ancien lac devenu aujourd'hui une des contrées les plus fertiles, et qui est rarement troublée par les tremblements de terre. N'est-ce pas aussi par la même raison que, dans les grandes iles à volcans, telles que l'Islande, les phénomènes volcaniques sont plus communs sur le bord de la mer que dans l'intérieur des terres, près des grands lacs que partout ailleurs?

« Le soulèvement des montagnes primordiales n'a peut-être pas d'autre cause que l'énorme pression de la mer lorsque les eaux, dans les premiers âges du monde, après s'être précipitées par la condensation de l'atmo-

*■ Cosmos

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sphère, ont couvert les deux tiers du globe. Au fur et à mesure que les eaux océaniques ont augmenté de volume, la dépression du bassin qui les recevait est devenue plus grande; par conséquent, la matière centrale, incandescente, a été refoulée sur divers points ; et, pour faire équilibre dans la nature, où tout tend au repos, cette matière a dû soulever ou redresser les bords du bassin océanique en donnant lieu d'abord à des chaînes de montagnes primitives, puis, à de nombreux volcans qui semblent diminuer tous les jours*. »

Il faut aussi reconnaître, avec Ârago, que le fond de la mer et les côtes situées beaucoup au-dessous des terres continentales, doivent présenter une moindre résistance à l'action des forces souterraines et donner un plus libre cours aux éruptions.

Les volcans encore actifs de l'Asie centrale,fqui s'élèvent au milieu de la chaîne des Tian-schan ou Montagnes célestes, sont, il est vrai, très-éloignés des côtes de la mer Glaciale et de la mer des Indes. Mais ces volcans, ainsi que l'observe Ilumboldt , se trouvent à une assez faible distance de la grande dépression qui formait autrefois un vaste bassin , divisé depuis en une série de lacs que Ton a nommés Lacs à chapelet. D'ianciennes traditions parlent d'une mer desséchée, et Humboldt cite, à ce sujet, un fait très-curieux :

c( Des veaux marins, tout pareils à ceux qui habitent en troupes la mer Caspienne et le Baïkal, se retrouvent à 100 milles géographiques dans le petit lac d'Oron, rempli d'eau douce, et qui n'a que quelques milles de

Robert, Voyage de H Rcchcrclic.

YOLGANS DE L'ATLANTIQUE. 111

oférence ; tandis qu'il n'en existe pas dans la Lena, que la rivière Witim, l'un de ses affluents, soit en lunication avec le lac d'Oron. L'isolement où viaujourd'hui ces animaux, la distance qui lés*sépare embouchure du Volga, distance égale à 900 milles 'aphiqiies, est un phénomène géologique remarie, qui témoigne d'un vaste et antique système de lunication entre les eaux. Les immenses et nommes dépressions qu'a subies le sol de TAsie centrale ent-elles eu, par exception, la même influence sur aflement continental, et créé les mêmes relations )roduit , sur les rivages, aux bords des failles de vement, l'affaiblissement du lit des mers? »

Chaînes de volcan». — Cralère duPichincha. — Éruption du Cotopaxi. — Écroulement du Carguairazo. — Éruption du Sangay. — L'Antisana. — Volcans du Chili et du Pérou. — L'Enfer de Messaya. — Éruption du Coseguina. — L'izalco. — Agua et Fuego. — Volcans du Mexique. — Les Malpays. -- Les compagnons de Corlès sur le Popocatepetl. — Cratère de VOrizaba. — Apparition du JoruUo. — Volcans du Nord.

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