SECTION 3. — LA PRÉDOMINANCE DE LA VOLONTÉ DU CRÉANCIER
La volonté s'est affermie au point d'être créatrice parce qu’elle s’est présentée dans des conditions essentiellement normales : il est logique que la volonté du débiteur participe à la constitution de l’obligation qu'il contracte. Mais, ayant conquis une
puissance, elle va prétendre en généraliser l’action : le contenu
d’une volonté saine, d’où qu'elle émane, doit avoir la capacité de devenir le contenu d’une obligation. La volonté créancière, qui possède une suffisante valeur interne, doit avoir aussi une suffisante valeur créatrice. Au reste, nous ne faisons que retrouver là, mieux consolidée, une réalité de fait qui existe déjà dans la généralité des contrats. Le plus souvent, c’est la volonté créan-