V. également Jenks, Nouv. Rev. historig
(3) Art. 70 «et suiv.
(4) V. SazeiLzes, Th. génér. de l'oblig., p. 463, en note.
offre aux parties contractantes, si celles-ci, repoussant la minutieuse « déclaration de volonté », qui se prête à contenir non. seulement la cause, mais encore les motifs, préfèrent se servir de Vacte abstrait, est-ce à dire que le vouloir a désormais toute liberté, en face de l’enrichissement définitivement négligé ? Non pas ; et le débiteur retrouvera l’ancienne condictio sine causa, élargie et devenue une condictio ob rem".
A-t-on, par là, assoupli et régénéré la traditionnelle conception de la cause? On en a simplement diminué la valeur et détruit l'unité. Car, d’une part, on en a trop fait un recours secondaire, soumis à la volonté, qui en use à sa guise, alors qu’elle est un principe autonome de la création de l'obligation ; et, d’autre part, on a détruit l’unité de l'acte obligatoire d'ordre licite, puisqu'on a été conduit à opposer le quasi-contrat au contrat; le premier, directement sanctionné par une pure donnée d’enrichissement ; le second, relevant principalement de la volonté et trouvant, le plus normalement, sa garantie objective dans cet art. 138 C. civ. all. qui mélange ce que nous distinguons sous le concept de cause et sous celui d'ordre public. Et pourtant, quasi-contrat et contrat ne sont-ils pas faits des mêmes éléments de cause et de volonté, et différents seulement par la proportion dans laquelle ceux-ci se combinent *.
Ainsi, sous l’action même de cette conception qui voulait la bannir, se trouve renforcée cette nécessité incluse dans la valeur déplacée, entendue ou appliquée de manières différentes, en des eforts qui ne parviennent pas à détruire ou à modifier sa portée première de cause. Il faut donner pour conclusion à cette construction du droit allemand le jugement que porte sur elle M. Saleilles : « Comme on le voit, c'est toute la théorie de la cause en matière d'actes juridiques, qui surgit, en quelque sorte, sous
(1) Art. 748-812-817, C.civ. all. V. aussi SALEULLES, op. cit. (2) V.infra, IIl° partie.
must al is: aprés tels Qi perdent Mass AT.