‹ Vols. 3 & 4Chapitre 5 sur 16 · I OO · texte numérisé non relu

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Ceux mi nous rnideuî son: les i : Us ;es. les grands . les riches: eî ce qui les mire eux- m -mes est lear intérêt on leur -ramte. Geux-ci . pour etaler leurs richesses. et les antres pour en :r:-'er. cherchent a l’en ri de nonresnx m:vens de ierense. Par U le cranc .axe eca.: s:n eurire. et tait aimer ce ■-ni est difaciie et ce nîeux : alors le r retendu beau . loin d icc-ter la nature, n es: te. toi force de la contrarier. V cilc comment le luxe et le mans-ais coût sont inse; arabes. Par-::u: :n le °oùt est ô spea<üenx , il est rax. Dans un montent ; e rendrai ceci oins sensible.

C'est sm-tont dons .e : omtr.erce des deux sexes tue le gon: . non on. tnaarais . prend sa forme : sa cnltnre est sa effet necessaire de 1 obj e: de cette société. Mais nanc la facilite de jouir atnéirt le désir de tlaire^ le r : n: doit cerentrer: et c'est .s. ce me semble, nne a ntre raison e- • ms sens!; .es : ; or m :d le b on g-: ni dent aux Otnnes moeurs.

Consulter le £OÙ! des femmes dans les choses phvs mes eî qui tiennent an ornement tes sens: celui ces homenes dans les choses morales et qui depen- : eut - us de . entendement. «huamd .es femmes sert ut ce qu'elles do. cent être. e..es se borneront aux choses de leur compétence. et useront toujours Lien: mais depuis quelles se sont eûmes les arbitres ce .a -cetera tnre. cejms qu'eues se sont mises a tarer les llrres et a en faire a tonte force, elles ne se conn tissent plus a rcen. Les auteurs cri consultent les satanîes star leurs ouvrâtes sont ton ours surs d être mal conseil.es : les talents qtt: .es consultent sur leur parure seni toujours r:o.:aIement

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mis. J'aurai bientôt occasion de parler des vrais talents de ce sexe, de la maniéré de les cultiver, et des choses sur lesquelles, ses décisions doivent alors être écoutées.

Voilà les considérations élémentaires que je poserai pour principes en raisonnant avec mon Emile sur une matière qui ne lui est rien moins qu’indiflïreute dans la circonstance où il se trouve et dans la recherche dont il est occupé. Et à qui doit-elle être indifférente? La connoissance de ce qui peut être agréable ou désagréable aux hommes n’est pas seulement nécessaire à celui qui a besoin d’eux, mais encore à celui qui veut leur être utile : il importe même de leur plaire pour les servir; et l'art d’écrire n'est rien moins qu’une étude oiseuse quand on l’emploie à faire écouter la vérité.

Si , pour cultiver le goût de mon disciple , j’avois à choisir entre des pays où cette culture est encore à naitre et d’autres où elle auroit déjà dégénéré , je suivrois l’ordre rétrograde, je commencerois sa tournée par ces derniers , et je finirois par les premiers. La raison de ce choix est que le goût se corrompt par une délicatesse excessive qui rend sensible à des choses que le gros des hommes n'apperçoit pas : cette délicatesse mene à l’esprit de discussion; car plus on subtilise les objets, plus ils se multiplient : cette subtilité rend le tact plus délicat et moins uniforme. Il se forme alors autant de goûts qu’il y a de têtes. Dans les disputes sur la préférence, la philosophie et les lumières s'étendent; et c’est ainsi qu’ou apprend à penser. Les observations Unes ne peuvent guère être faites que par des gens très répandus , at-

tenda qu'elles frappeat après toutes les autres , et que les gens peu accoutumés aux sociétés nombreuses y épuisent leur attention sur les grands traits. Il n’y a pas peut-être à présent un lieu policé sur la terre on le goût général soit plus mauvais qu’à Paris. Cependant c’est dans cette capitale que le bon goût se cultive; et il paroit peu de livres estimés dans l’Europe dont l’auteur n’ait été se former à Paris. Ceux qui pensent qu'il suffit de lire les livres qui s’v font se trompent : on apprend beaucoup plus dans la conversation des auteurs que dans leurs livres ; et les auteurs eux-mêmes ne sont pas ceux avec qui l’on apprend le plus. C’est l’esprit des sociétés qui développe une tête pensante , et qui porte la vne aussi loin qu’elle peut aller. Si vous avez une étincelle de génie, allez passer une année à Paris : bientôt vous serez tout ce que vous pouvez être, on vous De serez jamais rien.

On peut apprendre à penser dans les lieux où le mauvais goût régné ; mais il ne faut pas penser comme ceux qui ont ce mauvais goût , et il est bien difficile que cela n’arrive quand on reste avec eux trop long-temps. Il faut perfectionner par leurs soins l'iustrument qui juge, en évitant de l’employer comme eux. Je me garderai de polir le jugement d’Emile jusqu’à l’altérer; et, quand il aura le tact assez lin pour sentir et comparer les divers goûts des hommes, c’est sur des objets plus simples que je le ramènerai fixer le sien.

Je m’y prendrai de plus loin encore pour lui conserver un goût pur et sain. Dans le tumulte de la dissipation je saurai me ménager avec lui des entre-

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