‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 105 sur 188 · A M. THIEIUOr · texte numérisé non relu

A M. THIEIUOr

T.c 13 deoembrc 1738, a Peris.

Je ne suis point du tout de l’avis de madame du Chalelet sur le commencement de \'j£pUre sur Cegalile des conditions , et les premiers vers,

Ami, dont la vertu toujours (gale el pure.

Etc....

UK V0LTA1UK (1738). 337

satisfout mon coeur el rnon esprit, bien plus que la le^on que je faisais a Ilermosine.

Le mol atfrevx, deux fois repete dans Vlipitre sur la Moderation , n’y est plus.

Vivre avec un ami toujours sur de vous plaire Exige en lous It s deux unc aine uon vulgaire.

Ces deux vers, dont je n’ai jamais pris le parti, sonl corriges aiusi :

Ah! pour vous voir toujours sans jamais vous deplaire,

11 I'aut un oeur plus noble, une ante moins vulgaire ,

Etc.

Enfin, je eorrige tout avec soin. L’objet de ces six discours en vers est peut-etre plus grand que celui des satires et des epttres de Boileau. Je suis bien loin de croire les personnes qui pretendent que mes vers sonl d’un ton superieur au sien; je me contenterai d’aller immediatement apres lui.

Je vous avais pric de donner a M. d’Argental une copie de YEpilre sur la nature du plaisir, qui commence ainsi :

Jusqu’a quand verrons-nous ce rfiveur fanalique,

Etc.

Kile demande encore des udoucissemenls; il faudra lui donner son passe-port. Je vous enverrai bientfil la Iragedie de Brutus, enlierement reformeo et dcfaile beureusement des cglogucs de Tullie.

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