‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 110 sur 188 · I.ETTltES INCITES · texte numérisé non relu

I.ETTltES INCITES

lettre qu'on a imprimde dans le Presrrvatif ; c'est comme si Cartouche se plaignait qu’on l’eut accustf d’avoir vol6. Voila ce qu’il laut que mon nevcu represent fortement avec vous. Dites, redites-lui. Allez, courez, eerasez un monslre. Servez voire intime ami.

Ce 18 fevrier 1730.

Mon chcr abbe, je vous adresse cette lettre pour mon neveu; je vous prie de la Ini faire rcndre surle-cbamp et de vous joindre a lui et a madame de Cliambonin. Je vous fais a tous les mfimes prieres. Ne parlez point de ce que j’ecris a mon neveu sur madame de Cliambonin , surTbieriot, sur Moubi. Mais agissez, ameutez les Procope, les Andry, rue de Seine, et meme l’indolenl Pitaval, rue d’Anjou, les abbe Delalour-Ceran , les Castera Duperron ; qu’ils voient M. Deon, M. Ileraull; qu'ils signent une nouvellc requfite. Ne negligeous rien; poussonslc scelerat par tous les bouts.

Je prie mon neveu d’ameuter quelques-uns de mes parents pour se joindre a lui, pour signer cette nouvelle requite it M. Ileraull. Cela est important. Parlezlui-en. Olfrez-lui des earrosses, le payement de tous ses frais, avec voire adresse ordinaire. J’ai fail tenir cent livres a Mould. Tr6lez-le, mais point d’argent.

Quelle personne pourrait scrvir aupres du cure de Saint-Nicolas-des-Champs, qui est amide M. Ileraull? Je lui ai ecrit; je vous 1’ai mande. J’agis aussi vive-

niont que si j’otais a Paris. Et violenti rapivnt'

Vale.

Page 1