‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 127 sur 188 · A M. LKKAIN · texte numérisé non relu

A M. LKKAIN

A Lausanne, h jauvier 1 7 bS .

On dit, mon cher Lekain, que M. le marechal de Hichelieu a gagne une bataille mais je ne serai tout a fait content de .lui que quatul il vous aura doune cetle part enliere qu’il y a tant d'inj usticc a vous refuser. Slais pourquoi les autres gentilshommes de la chambre ont-ils eu la meme durete? Les talents sont quelquefois bien cruellement traites; j’en ai fait longtemps l’experience , et je n’ai ete heureux que dans ma retraile.

C’est une fanlaisic de madame Denis que ces habits de theatre qu'elle vous a demandes. Ces amusements lie conviennent ni a mon age, ni a ma sante, ni a ma facon de peuscr. Mais j'aime loujours l’art dans 1cquel vous excellez.

1 Conlrc les llanoVricns , comuiundce i>ur Ic due de Cumberland.

385 I. LITRES INEIMTtS

Je serai enchante tie vous voir a Lausanne si vous allez a Dijon. Vous auriez mieux fait vos affaires a Geneve avec la troupe de Dijon, qui an printemps doit rejouir Geneve. Vous gagneriez plus en province qu’a I'aris. C’esl une honte insoutenabie. Je vous erabrasse de tout nion cceur. Madame Denis vous fait bien des compliments. V.

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