I.KVHIKS INKtliTKS
un grand service a Irois on (]iiatre cent millc lioimnes qui soupirentaprcs la tolerance, si vons avicz engage M. le marechal tie llichelieu a faire jouer les Guebres a Fontainebleau. Mais n'y a-t-il point quelqne moprise? N’a-t-on point pris les Scythes pour lesCi/cArcs? Le jeune auteur n’est pas a portee de se meler tie cette affaire. On m’a dit qu’il vivait dans la plus profonde retraite, loin du tripot de la comedie, et loin de tons les autres Iripots. Personne ne s'est charge de solliciter les representations ties Guebres, personne n'en a ele prie; vous files le scul qui en ayez parle a M. le marechal de llichelieu, et e'est a vous seul qu'on en aurait 1’obligation, si la chose reussissait.
On m’a mande que l’auleur y a fait quelques additions. Je suis persuade qu’il vous enverrait sa piece avec ces changements, et qu’il serait infiniment sensible a vos bons offices.
Je ne vois pas pourquoi le premier gentilhomme do la chambre aurait besoin, a Fontainebleau, du lieutenant de police de Paris pour faire jouer une tragedic imprimfie. Le roi n’est-il pas le mailre chez lui,cl l’empereur Gallien ne peut-il pas debiler devant lui les maximes les plus sages el les plus favorables aux hommes , sans l’approbation par ficrit d’un censeur royal?
Au reste, je doute fort que le magistral de la police prennesur lui d’approuver ouvertemeut cette piece; il est trop circonspect, et lesennemis de la raison sonl trop acharnes. Si vous pouvez i’encourager et le determiner, vous ferez une bien belle action; et en qualile de tolerant, je vousaurai la mfime obligation que
LIE V0LTA1KE 1 1700,. H.3
les premiers ehrctiens avaient a ceux qui faisaienl cesser les persecutions.
Les tlerniers chapitres de I'hisloire1 clout vous me parlez ne peuvent pas sans doule etre de la m6me main que les autres. Its sont remplis de fautes grossieres et de faussetes evidentes. Les noms sont eslropies, les tneprises sont absurdcs."...
• La flu de cette lettre manque. (Note dc M. de Oavrol.)