‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 172 sur 188 · C.ela esl vrai; mais on enlend Mozcrai · texte numérisé non relu

C.ela esl vrai; mais on enlend Mozcrai

1 Madame de Maiutennu.

SI It LE H. DANIEL# I, Ml

XII. « II dil : Las intrigues tie cour sont tmijmirs funestes » aux grands capitaines. — Voila une maximc generate qui sett rait bicn sujclte 4 etre contredite ! »

li s'agit ici d’une universalis morale, et ccla suflit.

XIII. « II n'a jamais aucune moderation quand il parln des « grands; scrait-ce la par oil il plait a (ant de gens?#

Meehancete tlu P. Daniel, qui vent persuader que Mezerai ne peut plaire qu’a la canaille.

XIV. i II ditqu'un garde-chasseavant accuse un chambellan « du roi d’avoir lu£ un liufflc. et le. chambellan I’ayant ntf, le h roi ordonna le combat, scion la coutume en lait douteux; il n dit cnsuite que le champion du chambellan et le garde sett lant tues tons deux, le chambellan, comme convaincu, fut « attache 4 un poteau et lapide. Cette aventure peut etre vraie, « mais elle n’est pas lort vraisemblable; et, si elle est vraie, « quel Strange temps elait celui-la ! »

Oui; mais esl-ce la faute de rhistorien?

XV. « II fait de. I'redegonde une femme habile et courao geuse, a pres 1’avoir noircie un peu auparavant de toules « sortes de crimes. »

Ce n'est point une contradiction. Les Cromwell, etc. ont commis des crimes, et etaient habiles el courageux.

XVI. « Landry lit avancer, dil-il, quclqucs troupes portanl « des branches d’arbros qu’elles plantercnt, et laissireut t|ans « ce terrain quelques \ aches qui porlaient des clairops , ije

ICO REMARQl'ES AUTOCRAPIIES DE VOLTAIRE

« sorte que les ennemis crurent que c’etait un bois taillis. « — Quelle impertinence ! »

Le P. Daniel ne se ressouvient plus qu’Annibal a employe le meme stratageme avec un egal suce&s.

XVII. a Cliildebert et sa lemme furent emportes de maladic a l’un pres de 1’autre. Et aussitdt le bon Mezorai ajoute qu’ils a moururent peul-iire de poison , et qu’il venait de ft hotiu tique de FrfWgonde, leur ennemie, ou de celle de Brua nebaut. C’est acruser bien legerement des crimes les plus « <,no! nies des personncs «*levdes. #

Pourquoi des personnes ilevees? II ne faut accuser legerement de crimes enormes qui que ce soil.

XVIII. a II parle de Fr£degonde triomphante, mais plus ila lustre encore par ses crimes que par ses boas succes. — Esta on illustre par ses crimes? Je crois qu'on pcut elre celebre a et fameux, mais non pas illustre. »

Illustre ne signifiail alors que fameux, et ne se prenail pas loujours en bonne part.

XIX. a Les Australiens menerent de force Bruneliaut sur les a frontieros du royaume ou ils la loisserent seule , et u'aynnt a qu’un mediant habit qu’ils lui lironl prendre. — Quoi! ils a prirent le soin de lui changer ses habits ! Yoila bicn du sanga Iroid pour des sujels insolents , et une plaisante vengeance ! »

Le P. Daniel ne se serait pas contcnte de cetle punilion.

XX. a II dit :Bruncbaut, chassfc de la cour d'Austrasie, y laissa a une de ses servantes, title fort sage et fort belle, achetec a « prix d'argent. — Qu’enlend-il par une servante acbelee ii prix

SliH LE P. DANIEL. 4CI

o d’argcnt? Les lilies qui sent aupres des reines sont-elles « nominees servantes? >

lilies pouvaient I’etrc alors ; il y avail des csclaves dans ce temps-li.

XXI. « Par une prevention ridicule contre les femmes, il dit • que Uagohcrt se laissa porter au luxe que la vanite de ce <i seie inspire. #

Le P. Daniel fait ici sa cour aux dames, a madame de Maintenon, etc., et par contre-coup a Louis XIV.

XXII. « A la page 281 il dit qu’on soupeonne le roi Dago- « berl d'avoir contribue a la mort d'un enfant pour sc saisir « de ses fitals. II dit dans la page suivantc que ce roi lit batir « en I’bonneur de saint Denis une belle £glise, et l’accom- « pagna d'une riche abbaye. — Un prince qui a de pareils sena timeutsdc piete peut-il etre soupeonne d’un crime £norme?»

On peut batir une 6glise, et commettre des crimes.

XXIII. # Vauiba, roi des Visigoths, avail donne ordre de a prendre dans ses troupes tous ceux qui avaient cominis des a desordres avec des femmes , et leur avail fait couper la parlie a avec laquelle ils avaient peche. — II est facile de connaitre « ce qui y est de reprehensible dans le fait et dans l’exa pression. »

L’expression peut etre rcpreheusible sans que le fait le soil.

XXIV. a Deux tivilques, dit-il, voulant tromper un prince, a lui donnerent leurs serments sur les cbasscs de quelqucs a saints qu’ils porlaient avec eux, mais dont ils avaient 6te a les reliques. — Est-il possible que les bummes de ce sieclc-la

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