‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 174 sur 188 · REMARQUES AUTOGRAPH ES DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

REMARQUES AUTOGRAPH ES DE VOLTAIRE

LXIV. « II ilit que le roi s'ahstint de donner balaiilesurune « predication d’tin astrologue. — En ce lemps-Ia, croyait-on « qu’une bataille depcndit des astres? >>

On le croyait alors, et ce n’est plus la faute de l'historien.

LXV. « II dit que les Anglais, r&luits a la faim, et Ics Fran- « cais, incommodes par les pluies, fnrent bicn aiscs, les uns o comme les autres, de sortir de ce mauvais pas par une ireve. o — Voilii une narration ou la vraisemblance n’est pas observee.*

II n'y a rien contre la vraisemblance.

LXVI. « II dit qne les princes recommandent do belles cboses ii a leurs successeurs plus souvent en mourant, qu’ils ne les ii exteutent pendant leur vie. — Est-cc la un del'aut qui n’est a que des princes? »

Mais ce defaut a des suites bicn plus terribles ile la part des princes.

LXVII. « II dit : « be roi Philippe n’avait point d’inclinalion n pour Ics lettres et pour les gens lettn^s, parcc qu’il connaiso slit peut-ftre qu’il n’etait pas assez heureux pour avoir des ii louanges et pour exercer les belles plumes. — N’est-ce pas ii un beau raisonnement? »

Ce n'est point un raisonnement; e'est une reflexion caustique.

LXVIII. ii II dit : be roi vendit sa fille an vieomle de Milan, n — Est-ce parlor raisonnaldcmenl?»

La reflexion deM6zcrai elait juste.

I, XIX. « II parle des impiits comme d’un (leau egal a la « peste et a la famine. »

SI1R LF. P. DAMFX. <71

II parlail dog impels cxorbilants el dlahlis sans noeessite.

I.XX. n II plafl mix gens qui bliiment tonjours la politique « lies princes. »

Avcc le P. Daniel, le gouverncmenl n’a jamais lort.

I.XXI. n Quelle vraisemlilance \ a-t-il qu’un roi sage (le roi o Jean) eut recherche en mariage Jeanne do Naples, une prin- « cesse diflamcc? »

La politique l’cmporte quelquefois sur la sagesse ,• qui, d’ailleurs, se dement quelquefois.

LXXI1. o II dit que le gain des batailles est plus smivent tin « elTet des sages dispositions du cabinet des rois que de la va- « leur de ceux qui lesdonnent. — II s'explique inal ia-dcssus. « Car on sail tort bien que les dispositions du cabinet ne peu- « vent eauser Id gain des batailles, que pour la precaution « d’avoir bien discipline les troupes, et pourvu aux armes et << munitions. »

On l’cntondail bien ainsi.

I.XXIII. ii II dit toujours cn parlant des potenlals, I'Anglais, ii le Flaniand, le Breton, etc. — II v aurait plus de politesse « a parin' respectucusemcnt des personnes si elevees. >•

L'hisloire n’est pas nssez polie , selon le P. Daniel.

LXXIV. ii II dit : t.e Louvre, lout grand qu'il puisse fire, le n sera toujours bcaucoup moins que le roi qui I’a entrepris. ii — Oe raisonneinent n'eslil pas Ires-faux? Quel rapport peulb on trouver d’un superbe Edifice avec la gloirc d’un roi?

Reflexion de flal'eur. Mni.s re n’est pas le defaut

17J ItF.llAHQl’EH Al'TOniUrtlKS l)F. VOLTAIRE

iIp Mezcrai, ct ce nctait pas a un jesnilc a la Irouvcr mauvaiso.

I.XXV. « Quel faux rnisonnemenl quo cclui-ci : Le roi amnssa ii ties trcsors considerables. 11 n’est pas juste de faire des milii lipi-s de malheureux pour enrichir un soul horn me ! »

Ou ilu inoins scs courlisans.

LXXVI. a II (lit : Les trcsors des rois ne sonl bien assures que ii dans les coll'rcs de lours sujets — Voila parler en docleur! »

I'ourijiioi bldiner Mezerai? 11 ne (lit que la verite.

Page 1