XCII. « Des glnlraux imbeciles. — Celanese trouve jamais
Jamais est bien universe).
XCIII. (i II dit : Maximilicn ecrivait dans un livre rouge loules « les injures des Francais, semhlablc a ceux qui ancient asscz « de parties, et qui n’ont pas de quoi les payer. — N’est-cc « pas la une belle comparaison ? »
La reflexion etait plaisnnte.
1 tin pnpo cn morl on i?7 i.
Di§itized-by. Gaogje
Sl'R I.K P. DANIEL.
XCIV. « II ilit : Lps excommunications font line grande im- « pression, qunnd dies sont lorliliees par la lerreur deg armes. « — Comprend-on ce qu’il a voulu dire 1 »
On voit hien quc c’est unc plaisanterie.
XCV. ii I.e pape Jules avait gagne les Anglais avee des vins •< delicieux, dcs saucissons et des cpiceries. — Pent-on parler « ainsi ! »
Le P. Daniel ignorait que selon Oviile :
Placattir donis Juppiler ipse datis '.
XCVI. « II avance qu’on disait qu’un liomme avait event re o des femmes grosses, et fait manger I’avoine a ses cbevaux « dans leur ventre. »
Ce trait n’est pas vraiscmblable, parce quc le chcval renifle sitiU qu'il sent un corps mort, et s’en detourne lorsqu’il cn apercoit un, sans vouloir passer aupres.
XCVII. « II dit : l.a conduite de I’empereur ressenlait unc « vengeance de femme. — Par quelles experiences connait-on a que les femmes sont plus sujettes a la vengeance quc les a Immmcs? »
Parce que tout ce qui estfaiblc cst plus cruel , mdmo parmi lesanimaux. L’aiglcet le lion sont moinscruels que le vautour et le loup, etc. Les femmes ont lours defauts; les hommcs en ont d’autres, d6riv£s de leur nature et de leur constitution.
XCVIII. « Mezerai devait user avcc son procliain de l’indul- * pence dont on a soi-meme besoin. »
1 I. 'Art dnimrr, I. Ill, v. 854.
.170 RKMvRQl’KS Af TOfiR APIIES ItK VOl.TAlRK
Tela cst vrai en morale poor la comluite tic la vie; mais l’hisloire doit dire ce qui est.
XCIX. « Anne ile Roulen savail Irnp bien chanter et Imp « bien danser pour etrc sage. — Comment Mezerai pretend il « qu’une lille de qualilc ne puisse fire sage, si elle danse et o cliante bien? »
Sallustc dit la merae chose de Sempronia ' . Lo mol fmp , omis par Ic I*. Daniel, estessentiel dans relic reflexion qu’il rend fort jnsle.
C. « II dit que Francois I" n’avait appris quo bien pro de « lalin au college. — Est ce la langue latino qui donne du gout o pour les sciences? |l ne fail pas reflexion quo les (trees « ctaient savants avant qu’on eut ferit en lalin. »
Cel a cst vrai en general; mais Mezerai parle d’nn temps oil le latin etail la seule langue en usage d.tns les colleges.
Cl. « I,es homines n'ont-ils pas aussi ces ml'mes imperrcc- « tions que Mezerai nomine les faiblcs du sexe? »
Encore une fois le P. Daniel ne romprend pas quo ehaque sexe, outre les defauls communs, en a de partiruliers.
0.11. « A Forcasion de Calvin et de l.ulber, peut-on dire « qu'en renversant Ips ceremonies d'unp religion, on aillc plus « loin qu’en altaqunnt la croyance inlerieure? »
* rsallere et snllmc rlrgantiit* r/i um neertse ml pml.r. (Sal., Until. , rap . xxv.) Celle femme licencicusc et bardie est i n des prineipanx personnage* do la ennjuratinn doCalilina. *. f.
Silt LE I“. HAMEL.
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Uui, parce qu’alors on dctruit la religion , metne du pcup'.e.
CHI. « || dit i|uc 1c vin gelail tellement duns les tonncuux « cpi’on elait cunlraiiil tie Ic couper it coups du liacltu , ct <• t|u'on en veudailles pieces a la livre. »
On pretend que cela est arrive dans de grands froids.
CIV. « Le roi Henri vint a la couronne le nieine jour qu’il « i'lait veuu au inoude. — l>ue pretend-il prouver par une pa- « reille observation ? »
Taeile ct d'aulrcs bisloriens font des remarques scmblables. Mezerai a eu tort neaiunoius de les imitcr.
CV. « II trailc Diane de Poitiers d'iinpudiipie! Belle occasion <> dc dire une injure atroce a une personne qu’un grand roi « considcrail. »
Le 1*. Daniel u'uime pas qu’on disc du mal des mattresses des rois; ct tout cela pour flatter Louis XIV.
CVI. n Mezerai est persuade (|u’il faudrail appeler le cor- « dounier au conseil du roi pour upprendre les raisons de la « moindre petite contribution qu'on lui demande. »
Mezerai prend le parti du peuple, el le P. Daniel celui des rois. Ccpendant
Quidquid deliiant reget plecluntur Achivi '.
CVII. » II parle des tnouebes de cour qui s’atlacbcnl loujours
1 Horace, liv. I, t;p. it, v. 1 1.
478 REMAllQLES AC I'UtiHAPHES DE VOLTAIRE
« a la corruption et qui en vivcnl. — J’avouc quo je u’cnlcnds « pas qui il vcut designer par mouclies de cour. »
Ce sont les intrigants.
CVIll. o 11 dil que Marie Stuart quitla avec grand iTgrct le « royauinc de France , qui est un so jour fort agreable pour « les dauics qui veuleut etre aiinees. — Voila coniine il a eou- <■ tume de parler. »
11 ue rapporteque ce qui a ele dil de tout le moude.
CIX. « II y avail du danger que les Flats ne voulussenl « donner des entraves a cette femme etrangere. — Voila une « maniere de parler d’uue reine qui me scmble bien dure. »
Dura , sed vera.
CX. « Lacher la bride a la vicloire. — N’est-ce pas la une « expression toute nouvclle ? »
La critique est juste.
CXI. « Le roi de Navarre, dit-il, fut blesse a la tranchec en « lacliant de 1’eau. — Circonstunce bien digue de la curiosile « du lcctcur! »
Mezerai n’eu parle qu’a cause des plaisanteries qui en furent faites.
CXIJ. « 11 nc sail pas qu’il est plus honorable de laire uue « sage relraite, que dese laire faire prisonnieren s’upiuialraut. »
Chicane.
C.XIII. « II dit : Le due de Guise n’avait pres<|ue aucun vice « ni de prince, ni de courtisan. — Les princes et les courtisans u onl-ils une autre urigiuc ou d’autres passions que les aulres « homines? »
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