‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 35 sur 188 · SO. — A LA MEME · texte numérisé non relu

SO. — A LA MEME

Aux Helices, 22 oclobre 1756.

Madame ,

II ne reste a moi, pauvre porclus, quc la liberte d'' la main droile pour remercier Votre Altcsse Serenissime. Je connais tous les manifestes du roi dePrusse. Le meilleur, a ce qu’on dit, est une bataille gagnee, au commencement du mois, vers les frontieres de la Itoheme. Voila deja environ vingt mille hommes morts pour cetle querelle, dans laquelle aucun d’eux n’avait la moindre part. C’est encore un dcs agrements du meilleur des mondes possibles. Quelles miseres, et quelles borrcurs! la mcilleure de toutes les demeures possibles est certainement celle de Gotha, et je sais bien qu’elle est la meilleure dcs princesses possibles.

Conservez, madame, la paix de vos fitats, comme vous conservez celle de l’ame. Je suis toujours dans eet crmitagc si prccieux pour moi, puisqu’il a et6 habile par un prince dont le souvenir m’est si cher. Je crois ses freres dejii en £lat de faire gouter a leur mere le plaisir de voir leurs progres. Je serai attach^ pour jamais a cello auguste famille. Je m’interesse bien plus a Gotha qu’a Pima l. Je supplie la grande maltresse des coeurs de repondrc de mes sentiments et de mon profoqd respect pour Votre Altesse Serenissime.

* Oil Frederic venait de rcmportir sur lea Saxons une sanatanle vicloire. a f.

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