‹ Voltaire à Ferney; sa correspondance avec la Duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et notes historiques entièrement inéditesChapitre 10 sur 95 · A LA · texte numérisé non relu

A LA

i. — A S. A. S. LA DUCHESSE DE SAXE-GOTHA.

A Berlin, le 10 février 1751.

Madame,

Je me suis accoutumé à présenter des hommages à Votre Altesse Sérénissime. Elle permettra que je mette à ses pieds cette histoire *, qui peut servir à l'éducation de monseigneur le prince son fils, et je serais trop heureux qu'elle amusât le loisir de son auguste mère. Je me flatte qu'elle daignera recevoir avec bonté cette marque de mon respectueux dévouement. J'ai toujours ambitionné de lui faire ma cour. Rien ne serait plus précieux pour moi que de recevoir des marques de sa bonté à sa cour ; et si je ne peux avoir cet honneur, j'ose me flatter que j'en serai consolé par l'assurance de sa protection et de son indulgence.

1 Les Annales de V Empire, que la ducheue lai avait demandées.

Je suis, avec un profond respect, de Votre Altesse Sérénissime, madame, le très-humble et très-obéissant serviteur. Voltaire.

A Vabern, prêt de Catiel, 18 mai 1 753. (Celte lettre est dans le recueil publié par Didier en 1857, 1. 1, p. 461.)

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