À M™ DE SAINT-Jt LIEN
A Paris, dimanche au soir, 1778.
Notre protectrice, il est bien clair qu'entre les Israélites et les rois de Gerar, il n'y eut jamais de guerre pour un puits ! plus juste que celle que nous allons soutenir contre M. de Villarceaux2; car s'il bouche le passage au delà de son puits , avec quoi nos domestiques pourront-ils avoir de l'eau pour les choses les plus nécessaires? Comment les gens de l'écurie pourront-ils seulement laver les pieds des chevaux? Nous sommes confondus, madame Denis et moi. Nous vous supplions de parler à M. de Villarceaux, et d'obtenir du moins de son honnêteté ce que nous devrions exiger de sa justice. Arrangez tout avec M. Chalgrin 3. Sans vous, nous serions privés de la chose la plus nécessaire à la vie. V.
1 Genèse, xxvi, 20. Ce puits, situé dans le désert, était l'objet de conflits sanglants, a. f.
* M. de Villarceaux était propriétaire de l'hôtel , rue de Beaune, voisin de celui où Voltaire est mort. L'hôtel de madame de Saint- Julien y touchait. (V, la lettre à madame de Saint-Julien, Œuvres complètes, t. LXX, p. 160; et précédemment, p. 24.)
8 L'architecte.