XXXVI. « La page 282 et la suivante sont pleines d'événe
« ments qui peuvent être vrais; mais ils ne sont pas vraisern- « blables. »
L'histoire rapporte ce qui est, et non ce qui peut cire.
XXXVII. (( 11 dit que le roi se moquant du comte d'Anjou qui a allait chanter au chœur, le prince lui répondit : Sachez, sire,
^« qu'un prince non lettré est un âne couronné. — Est-ce qu'on *^ a prétend que chanter au chœur et être lettré, ce soit la même a chose? »
Cela suppose qu'on savait lire, et la littérature ne s'étendait pas bien loin alors.
XXXVIII. « A propos de la reine Ogine, qui se maria à 85 ans,
SITi LL P. DANIEL. 4G5
« il dit que ce fut pur vengeance ou par iucoulinenec. — lisla ce que Les luis ne permettent pas le mariage en quelque âge • que ce soit? »
Ceci est clairement en faveur de Louis XIV.
XXXIX. «Othon, dit-il, épousa la reine Adélaïde, parce qu'il « n'en put jouir autrement. — Ne pouvait-il se sei > ir d'un « terme mieux séant?»
Le P. Daniel connaissait mieux tous les synonymes de jouir.
XL. a 11 dit qu'Olhon était, à juste titre, surnommé le « Grand , parce qu'il ne rapportait pas les bons succès à sa « propre gloire et vanité, mais à relever l'empire d'Occident. « — Entend-on ce qu'il veut dire ? »
Il serait d'ailleurs à craindre que cette réflexion ne fut appliquée à Louis XIV.
XLL « Il accuse une reine de galanterie; il ne garde aucune « mesure dans ses accusations. »
Il s'agit de savoir si le fait est vrai , et voilà tout.
XLÏI. a 11 dit que les rois de France portaient le titre d'em- « pereur, et se sont contentés, par quelque considération qu'on « ne sait pas, de celui de roi qui est en effet plus (joux et plus « auguste. — Sur quoi fonde-t-il cette décision que le titre de « roi soit plus doux ou plus auguste que celui d'empereur? »
Le P. Daniel aurait bien voulu que Louis XIV eût pris le titre d'empereur.
XLHÏ. « Il dit que Louis VIII fut le premier qui, sur les re- « monlrances de Pierre Lombard , évêque de Paris, rasa sa « barbe. — Porter la barbe ne dépend que de la coutume. »
0» REMARQUES AUTOGRAPHES DB VOLfltlRK
Ht la coutume était rju'ou en («Mit alors une affaire eecl&îastfepïie. ' '
XL1V. * Il parle d'un prince qui avait épousé une Icmnie « jeune, belle el coquette, île qui les appétits ne s'accninnio- « daient pas avec la vieillesse de suri mari, et encore goutteu*.
* — Piepouvail-il pas narrer le divorce qui se lit, BttRtt servir « de termes si licencieux1? »
. Mézerai était un franc Gaulois, qui appelait un chat ^^^^^^^^^ ^^^^^^
XLV. «llii'ybïeTOwcuMbieûiéKweirépMrié'iiM prin- « eejs*,«ui » ..«W* i#W| ■]■»$» *w ofcjfoanajidie, — Son «mariage ar4taH-ilpu^«v^^,ftMeaM^W^H- « torùé par toutes les lois?» -
"Le P. Daniel est toujours! empressé de justifier les rois qui sç marient et se ran^rwjH.
Xl/Vi. * 11 dit que Leuis Vil entreprenait quelquefois contre « la justice; et un moment après, il ledit bon et équitable; ce « qui se contredit. »
11 pouvait l'être ordinairement ; mais on n'est pas toujours juslum et tenacem '.
X-LVII. a U dit que le titre de roi de Jérusalem , après avoir
n passé ambitieusement dans plusieurs maisons, fait aujour-
gg ■ d'hui partie des titres du roi catholique. — Que veut-il dire
* par avoir passé ambitieusement dans diverses maisons? s
Cela n'avait pas besoin d'explication.
XLVIII. « Il dit d'une princesse qu'elle est peu honnête, tort
1 Horace, 1. III, ode 3.
a voluptueuse, et encore plus maligne et vindicative.— Et cette a princesse, qu'il traite si injurieusement, est recherchée par a plusieurs princes! »
Voilà une preuve sans réplique! J'ai peine à croire que le P. Daniel parlât sérieusement.
XL1X. « Le mal (la continence) dont il entend parler 'est-il a quelquefois asse* violent pour faire mourir? »
Il y a apparence que le P. Daniel n'est jamais mort de continence.
L. « Il dit que les grands font facilement céder à leur inté- « rêt, honneur, parenté, alliance et conscience. — Les grands « ne sont cas tous si absolument gouvernés par leur intérêt. »
Le mot facilement était une restriction suffisante.
Ll. a II dit que l'empereur Frédéric II mourut peut-être a étouffé ou empoisonné par Mainfroy, l'un de ses Mis bâtards. « — 11 ne compte pour rien d'accuser un fils d'avoir empoi- « sonné son père. »
Et surtout un bâtard ! Il faut rejeter bien loin cette idée.
LU. « II dit qu'il faut que les rois de Sicile avouent qu'ilf « tiennent leurs droits d'un bâtard et d'un excommunié. — a Toujours des injures ! »
Le P. Daniel aurait couru plus vite sur un sein* blable fait , et ne l'eût pas présenté en mauvaise part .
LUI. « En parlant de la <iisgi:âce 4e Pierre de la Brosse, fa-
1 A 1'oocasion de Louis VIII.
■tflS IIKHAUQI .'fcS AL'TOGtt.VPHES Ht; VOI.TA1IIE
» vori du roi , il dît ffM tfpM un vol public à un particulier I de tenir cl ■'■ -. •'■:!■ r Mtd celui qui appartient ù tous ses « peuples. — Ouol raisonnement! •
En général, ces sortes de favoris Tout tort aux peuples.
LIV. « Il ilit <pie le séjour de la cour de Home en France y a <• introduit la simonie, In chicane, exercice de grale-pupier, et « lu ili'Iiauclie. — Il eût elé bon de relranclier cet article tout
« entier. »
Le P. Daniel a pour principe que toule vérité, n'est nas bonne à dire.
1 ,\ . « il rapporte que, sur la Toi du peuple, l'empereur fut « cmiKiisonué, en communiant, par un moine dominicain. »
On ne peut blArjoer un historien qui rapporte les laits certains comme certains, et les bruits publics romme des oui-dire.
LV1 « Il dit : Od cuite que le grand maître des Templiers « ajourna le pape à comparoir devant Dieu dans les quarante
■ jours, et le roi dans l'année. — Od conte! quelle légèreté
• |H>ur des faits si graves! ■
Tous les historiens rapportent la même chose.
l.VIl. ■ Il est toujours dispos* à parier nul des grands , des
■ feutiucs et des moines. •
Ne dire jamais de nul de M. le prieur, voilà la de- TÎsuduP. BuaJei, eu bon jésuite.
LYtaV • M wt m^nmrni fut. Jaraeni a pa prénùr
• tant 4e pens ta s» burar. •
Jarcrot »\*«si««ail pas tut le P. Daauel s'il
SIR LE P. DANIFX. «9
n'avait pas un si grand nombre de partisans et de lecteurs.
LiX. « C'est un historien violent, de qui Ton peut dire qu'il « ne conserve de modération en aucune occasion. »
Et le P. Daniel commence cet ouvrage par dire que c'est un fort bon historien !
LX. « Il dit qu'un favori du roi d'Angleterre avait été nourri « auprès de lui dans une familiarité peu honnête. — De quoi « veut-il accuser par là ce roi ? »
Tantôt le P. Daniel veut qu'on parle clairement, tantôt que ce que Ton dit soit gaze.
LXI. « Mézerai dit que la force de la coutume salique, très- « conforme aux lois de la nature , entraîna le suffrage des a Français.— En quoi est-elle conforme aux lois de la nature?»
La réflexion de Mézerai était juste; mais une loi qui exclut en même temps les bâtards faisait de la peine au P. Daniel et à Louis XIY.
LXII. « Au sujet de la royauté, il tombe dans des raisonne- « ments usés, qui n'ont presque jamais été faits que par ceux « qui ne connaissent ni les agréments ni les maux qui l'accom- « pagnent. »
Ces agréments sont achetés bien cher.
LXIH. « Il dit : Quand les services d'un sujet sont si grands, « ils tiennent lieu d'offense envers le souverain.— Cette maxime « est trop étendue. »
Cela n'est malheureusement que trop vrai en général.
t|M ÎBEMA*eB^*«B«ieittHKtf *ï VOLTAIRE
LXIV. « 11 dit que le roi s'abstint de donner bataille sur uni? * prédication d'un astrologue.— En ce temps-là, croyait-on « qu'une bataille dépendît des astres? »
On le croyait alors, et ce n'est plus la faute de l'historinu. ■-. ■
LXV. « Il dit que les Anglais, réduits à la faim, et les Franh çais, incommodés par les pluies, furent bien aises, les uns u comme les autres, de sortir de ce mauvais pas par une trêve. « —Voila une narration où la vraisemblance n'est pas observée."
Il n'y a rien contre la vraisemblance.
LXV1. « Il dit que les princes reçu m mandent de belles choses » à leurs successeurs plus souïent en mourant, qu'ils ne les u exécutent pendant leur vie. — Est-ce là un défaut qui n'est u que des princes?»
Mais ce défaut a des suite» bien plus terribles de la
part des princes.
LXVII. « Il dit : « Le roi Philippe n'avait point d'inclination a pour les lettres et pour les gens lettres, parce qu'il connais- « sait peut-être qu'il n'était pas assez heureux pour avoir des a. louanges et pour exercer les belles plumes. — N'est-ce pas
■ un beau raisonnement f>
Ce n'est point un raisonnement; c'est une réflexion caustique.
LS vill. « Il dit : Le roi vendit sa fille au vicomte de Milan.
■ — Est-ce parler raisonnablement? »
La réflexion de Mézerai était juste.
LXIX. » H parle des impôts comme d'un fléau égal à la ,• peste et à la famine."
Il parlait des impôts exorbitants et établis sans nécessité.
LXX. « Il plaît aux gens qui blâment toujours la politique a des princes. »
Avec le P. Daniel, le gouvernement n'a jamais torl.
LXXL « Quelle vraisemblance y a-t-il qu'un roi sage (le roi « Jean) eût recherché en mariage Jeanne de Naples, une prince cesse diffamée? »
La politique l'emporte quelquefois sur la sagesse , qui 9 d'ailleurs y se dément quelquefois.
LXXll. « 11 dit que le gain des batailles est plus souvent un « effet des sages dispositions du cabinet des rois que de la va- « leur de ceux qui les donnent. — Il s'explique mat là-dessus. « Car on sait fort bien que les dispositions du cabinet ne peuce vent causer le gain des batailles, que pour la précaution « d'avoir bien discipliné les troupes, et pourvu aux armes et « munitions. »
On l'entendait bien ainsi.
LXX1IL « Il dit toujours en parlant des potentats, l'Anglais, « le Flamand, le Breton, etc. — 11 y aurait plus de politesse « à parler respectueusement des personnes si élevées. »
L'histoire n'est pas assez polie , selon le P. Daniel.
LXXIV. « Il dit : Le Louvre, tout grand qu'il puisse être, le « sera toujours beaucoup moins que le roi qui l'a entrepris. « — Ce raisonnement n'est-il pas très-faux? Quel rapport peut- « on trouver d'un superbe édifice avec la gloire d'un roi?
Réflexion de flatteur. Mais ce n'est pas le défaut
iu:M.\itoi fc* Ai'TociurmïS de voltaire de Mézerai, et ce n'était pas à un jésuite à la trouver
I.XXV. « Quel faux raisonnement que celui-ci : Le roi ama?s.i o des trésors ton si il r ni li les. Il n'est pas juste de faire des mila liera de malheureux puur enrichir un seul homme 1 «
du du moins ses courtisans.
LXXVJ. 0 II dit : Les trésors des rois ne sont bien assurés que « dans les coffres de leurs sujets — Voilà parler en docteur '. i
Pourquoi blâmer Mézerai? Il ne dit que la vérité. I .\ U II. x II h lame toutes les impositions. » Mézerai aime un peu trop à blâmer lesimpAts, ei leP. Daniel à les justifier. "
.LXXVIII, « Il dit : Le* riche**» il
C'est en effet l'ordinaire, surtout quand elles s'acquièrent promplcmcnt.
LXXIX. « II parle de sanglants combats d'oiseaux qui procé- « daient de certains petits corps répandus en l'air. — Voilà un u historien bien admirable 1 »
Ce D'est point pour cela qu'on l'admire.
LXXX. n L'impuissance de l'âge irritant les désirs de ce roi « Irop voluptueux, il se mit ù entretenir grand nombre de u belles lillcs au moins pour le plaisir des yeux.— Qu'entend- ■ il par l'impuissance de l'âgt? Tout ce discours-là n'est-il « pas contre la bienséance? »
Contre la bienséance, soit; mais le discours est
clair.
LXXXI. « Voilà comme des juges aussi inconsidérés que « Mézerai blâment, dans les quesliousde paix et de guerre, la « conduite des potentats ! »
C'est qu'il y a bien des guerres injustes ou peu ncressaires.
LXXXII. « Il dit : Comme s'il y avait de la religion dans la « guerre! — Quoi! il n'y a jamais de religion parmi les gens a de guerre ! »
La reflexion était trop générale.
LXXXIII. « 11 établit cette maxime que dans les troubles, les « plus riches sont les plus coupables. »
Cela n'est malheureusement que trop vrai dans la guerre.
LXXXIV. « II n'y a pas sorte de gouvernement qu'il n'ait ré- « solu de blâmer, toujours pour flatter le peuple. »
Méchanceté du P. Daniel. Mézerai ne sonne pas le tocsin ; mais il fait des réflexions dont ceux qui gouvernent devraient profiter.
LXXXV. « Il dit : Les rois eussent été injustes d'employer la « force *pour soutenir leur dignité. »
Le P. Daniel aurait dit, avec les flatleurs dans Athalie, que le peuple :
D'un sceptre de fer doit être gouverné.
LXXXVI. « Il nomme deux ministres ' coquins. » L'expression est forte; mais elle dit tout.
1 De la Brosse et Enguerrand de Marigny.
tUi IIKMAIIQL'ES U'TOGItM'MKS [>F. VOLTAIRE
• cwmi* MB JHwwjim ^UlimllM àm wuwm.— ■ ÉMMèil ■ «8 expressions? » . .*,-.-
• LXXXVlH. « Quand les oenleheri aurait qu'ils «aient na
J'ai tu la même chose arriver Ion de l'exaltation de Clément XIV ', ;
« étant toujoûraetmeoH,top«H»'i*iMtaa*!eal;t« •fahtdaagt- « rcui.»
H QOjdit point que cela doit Cire, mais queçaJa,$$V
IC,« ■> nwttctt MtefitfÉwMlwtol^ Ma .yafrfcl pu « febUmetaaM^r<^iiwmf4m<wcl+
Le P. Daniel respecte jusqu'aux bâtards des princes.
XCI. il II censure les grivelées des commissaires aux armées.* Le P. Daniel j usiifie la conduite du moindre préposé.
XCI1. a Des généraux imbéciles.— Cela ne se trouve jamais. •
Jamais est tien universel,
XClll. a 11 dit : Maximilien écrivait dans un livre rouge toutes « les injures des Français, semblable à ceux qui arrêtent assez « de parties, et qui n'ont pas de quoi les payer. — N'est-ce <t pas là une belle comparaison ? >
La réflexion était plaisante.
' tëlu pnjic en IIG9, mnrt on l 714.
XCIV. « 11 dit : Les excommunications font une grande im- « pression, quand elles sont fortifiées par la terreur des armes. « — Comprend-on ce qu'il a voulu dire ? »
On voit bien que c'est une plaisanterie.
XCY. « Le pape Jules avait gagné les Anglais avec des vins « délicieux, des saucissons et des épiceries. — Peut-on parler « ainsi ! »
Le P. Daniel ignorait que selon Ovide :
Placatur donis Juppiter ipse datit *.
XCYI. « 11 avance qu'on disait qu'un homme avait éventré a des femmes grosses, et fait manger l'avoine à ses chevaux « dans leur ventre. »
Ce trait n'est pas vraisemblable, parce que le cheval renifle sitôt qu'il sent un corps mort , et s'en détourne lorsqu'il en aperçoit un, sans vouloir passer auprès.
XCVlf. « 11 dit : La conduite de l'empereur ressentait une « vengeance de femme. — Par quelles expériences connaît-on a que les femmes sont plus sujettes à la vengeance que les a hommes?»
Parce que tout ce qui est faible est plus cruel , même parmi les animaux. L'aigle et le lion sont moins cruels que le vautour et le loup, etc. Les femmes ont leurs défauts; les hommes en ont d'autre?, dérivés de leur nature et de leur constitution.
XCVIII. a Mézerai devait user avec son prochain de l'induite gence dont on a soi-même besoin,. »
1 VArt d'aimer, \ 111, v. 654.
tm MMp mnaumn Mt voltakk Cela, est mica morale saur la eondwle de U vie;
101 « àmm avisais» mm* ans ■!*■ tUncr et trop
« biw. *»w «ont ftm atae. — Conumnt Méa-rai prétend il « «yen Me de aaame M •sien ta ***,■ elle dame et « ifc-HHiit.
Salloste dit k même chose de Semprimia '. Le mol /rop, omis parle P. Daniel, est essentiel dans relié réflexion qa'il read fort jvste. -
Ci « II dit «ne Français I" n'avait appris que bien ptade « latin au coftégt .— Est ce In langue latine qui donne dogofti
■ pour tes adeaces? Il ne fait pas réflexion ■pie'lea Grcci
■ étaient tanala avant qu'on eût écrit en latin. ■
Cela est vrai en général; mais Méaerai parle d «h tempe où le latin était fe seok îemjae eo usage daife les collèges. -*
Cl. • Les lwmmes n'ont ils pas aussi ces mêmes imperlec-
■ lions que Mézerai nomme les faibles du seie?«
Encore une fois le P. Daniel ne comprend pas ijue chaque sexe, outre les défauts communs, en a île particuliers.
1 de Calvin et de Luther, peut-on dire « qu'en renversant les cérémonies d'une religion, on aille plus ■1 loin qu'en attaquant la croyance intérieure? »
• Plallerêel milan elegantiùs quota ntetste al probM, [Sri., Calil., cap. ï\ï.) Celte femme llcrncieufe et hardie est un An principaux personnage» de la conjuration de Caiilina. a. f.
Oui, parce qu'alors on détruit la religion, même du peuple.
C1II. « 11 dit que le vin gelait tellement dans les tonneaux « qu'on était contraint de le couper à coups de hache, et « qu'on en vendait les pièces à la livre. »
On prétend que cela est arrivé dans de grands froids.
C1V. « Le roi Henri vint à la couronne le même jour qu'il « était venu au monde. — Que prétend-il prouver par une pa- « reille observation?»
Tacite et d'autres historiens font des remarques semblables. Mézerai a eu tort néanmoins de les imiter.
CV. a 11 traite Diane de Poitiers d'impudique! Belle occasion « de dire une injure atroce à une personne qu'un grand roi a considérait. »
Le P. Daniel n'aime pas qu'on dise du mal des maltresses des rois; et tout cela pour flatter Louis XIV.
CVl. « Mézerai est persuadé qu'il faudrait appeler le cortt donnier au conseil du roi pour apprendre les raisons de la « moindre petite contribution qu'on lui demande. »
Mézerai prend le parti du peuple, et le P. Daniel celui des rois. Cependant
Quidquid délirant reges plecluntur Achivi*. CVII. a H parle des mouches de cour qui s'attachent toujours
1 Horace, liv. 1, ép. u, v. 14.
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478 REMARQUES AOTOGRÀPBfiâ t* VOLTAIRE
« A lacoiruptwû * f«i <9 wenki--/av<Hie que je n'entends « pas qui il vent désigner par mouches de cour. »
Ce sont les intrigants.
«Wt « ïl tttqoè Mwle SWMt $tRta «M grand regret le « royaume de France,^ eà iOèWjjM totl*&«m peur * fr dames qui ^eatéte* »iiBé«.- Voilà cimpt U a eeu- « tome de parler. »
Il ne rapporte que ce qui a été dit de tout le monde.
Cttv « Il y *itsft; 4tr ftËngêt «qife les tltstl w ^fWtMnnt « donner des entraves i cette femme étrtd^è».^*9» «• « manière de parler d'ëne i^inefui^ne semMe bien dure.»