DE DIEU ET DE SES ATTRIBUTS
^(Xfxtu ^^tmitt.
La, nature dëmontre ^existence de son auteur»
Un philosophe doit annoncer un Dieu, s'i^ veut être utile au monde. ( 7". 5 1 , jp. 5o6. J , Puis$ent mes paroles passer de mop cœur dans le votre ! puissé-je écartçr les vaines cjéclamations ! Je n'ai p^ la prétention de vous instruire : j'examine ^vec vous la vérité. Çp n'est ni l'espérance des richesses et des honneurs ^ ni l'attrait de la considération, ni le
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désir de dominer sur les esprits, qui anitnent ma iaible voix. Pour m'éclairer avec vous, voyons ensemble, dans la sincérité de nos cœurs, ce que la raison, de concert avec l'intérêt du genre humain, npus ordonne de croire et de pratiquer. Nous devons commencer par l'existence d'un Dieu. ^ Ce sujet a été traité par toutes les nations, il est épuisé; c'est' par cette raison-là même que je vous en parle; car vous préviendrez tout ce que je vous dirai. Nous nous affermirons ensemble dans la connaissance de notre premier devoir : nous sommes ici des enfans assemblés pour nous entretenir de notre père.
où en serait le genre humain, s'il fallait étudier la dynamique et l'astronomie pour connaître Dieu? Celui qui nous a créés tous, doit être manifeste à tous , et les preuves les plus communes de son existence, sont les meilleures , par la raison qu'elles sont communes. Il ne faut que des yeux , et point d'algèbre , pour voir le jour. ( T. 7 1 ,/?. 468. )
Dieu a mis à notre portée tout ce qui est nécessaire pour nos moindres besoins : la
APOLOGISTE. iq
certitude de son existence est notre besoin W plus grand ; il nous a donné assez de secours pour le remplir. ( T. 7 1 , />. 4^3. ) • Il serait triste que pour être sûr de l'exis- \
tence dé Dieu , il fut nécessaire d'être un I
profond métapkysicien. Il n'y aurait tout au {
plus qu'une centaine d'e^!*its bien versés dans cette science ardue du pour et du contré^ qui fussent capables d'acquérir cette connaissance^ et le reste de la terre entière i
croupirait dans une ignorance invincible, 1
abandonné, en proie à ses passions brutales. ■
C'est une belle démarche de Teàprit hu- \
main, un élancement divin de notre raison. •
que cet ancien argument : « J'existe , donc quelque chose existe de toute éternité. » C'est '
embrasser tous les temps du premier pas et du premier coup-d'œil. Rien li'est plus grand, jiiais rien n'est plus simple. Cette vérité est aussi démontrée que les propositions les plus elaires de l'arithmétique et de la géométrie^ Hle peut étonner un moment lin esprit ih^ attentif, mais elle le subjugue invinciblement le moment d'après z car^ à l'instant n>eme qu'on réfléchit ,- on voit évidemment que si
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rien n'exiétaît de toute éternité, tout se^aib produit par le nâmt; notre existence n'aa»
rait nulle cause , ce qui est une contradiction absurde. ( 7". 4 1 ? /^- 89* ) •
Si une simple maison bâtie sur la terre ou; un Vaisseau qui fait sur les mers le tour de notre petit globe , prouve invinciblement l'existence dhin ouvrier; pour savoir s'il est un Dieu , je ne vous demande qu'une seule chose, c'est d'ouvrir les yeux, et vous reconnaîtrez , et vous adorerez un Dieu.
Vous admirez ces machines de nouvelle invention, quon aj^Ue Oréri ^ parce que milord Oréri les a mises à la mode, en protégeant l'ouvrier pat* ses libéralités. C'est une» très-faible copie de nôtre monde planétaire et des révolutions qui n'ont pu être exécutées par des mains humaines, comme dans nos OrérL Cette machine est très-imparfaite, il faut la faire tourner avec une manivelle. Cependant c'est un chef-d'œuvre de l'habileté de nos artisans. Jugez donc qudle est la puissance, quel est le génie de l'étemel architecte, sî Ton peut se Servir de fces termes impropres , si mal assortis à Tétre suprême.
S'il y a du génie dans cette copie^ il faut fcien qu'il y en ait dans l'original. Je voudrais voir un Oréri, mais le ciel est pUis beau.
l^ersonne ne doute qu'une sphère armillaire , des paysages y des animaux ^dessinés , des anatomies en cire coloriée^ ne soient des ouvrage$ d'habiles artistes. Se pourrait-il que les copies ^ssent d'une intelligence, et que les originaux ne le fussoit pas? Cette seule idée me paraît la plus forte démonstration , et je ne conçois pas comment on peut la combattre. ( T- ^o^p. ^97. ) •
On peut dire la m^e chose de la spTière d'Archixnède et de celle de Possidonius , qui ae sont cependant que des images très- .
faibles, Irès-imparfeiites de cette immense sphère du monde ^ une petite et misérable copie du grax>d spectacle de la nature. ( T. 4o » p. 197^317.)
[ Voltaire écrivait au roi de Prusse : ] Votre Majesté doit d'abord s'affermir dans la persuasion qu'il existe un Dieu tout-puissant qui punit le. crime et qui récpmpense la vertu.
Vous avez appris asser d'astronomie , pour être sûr qu'il j a un nombre innombrable de