Voyez notre tome !>='', p. 484, n" 36S
2. Le tome II de la collection Beuchot porte le nom de Jacques Desbordes. Il y a, dit Beuchot (e'd. Moland, XXXIII, 236), des exemplaires avec le seul nom de Ledet, et d'autres avec le seul nom de Desbordes.
« M. de Voltaire. Nous ne pouvons mieux recommander cette « édition qu'en répondant que tout est de lui. »
La Henria.de est précédée de la Préface de l'édition de 1730 (voyez notre tome F'', n" Syo), avec l'Histoire abrégée des événements sur lesquels est fondée la fable du poème de la Henriade et Vidée de la Henriade, et suivie : 1° de VEssai sur la poésie épique de toutes les nations, écrit en anglais yar M. de Voltaire en 1726 et traduit en français par M. l'abbé Desfontaines (pp. 209-299) ■; — 2° de Pièces fugitives de M. de Voltaire écrites à l'âge de dix-sept ou dixhuit ans (pp. 301-254 (354).
(Parmi ces Pièces fugitives, les unes sont réunies ici pour la première fois aux Œuvres de Voltaire; d'autres avaient déjà paru en 1724, dans le volume intitulé : La Ligue, ou Henry le Grand, etc. Amsterdam, J.-Fr. Bernard. — Voyez notre tome !<='', n° 363.)
Le tome II de cette édition de 1732 renferme, avec des frontispices distincts et une pagination particulière, les éditions d'Œdipe, de Mariamne, de Brutus et de l'Indiscret, décrites dans notre tome F'', sous les n"^ 6, 24, 35 et 2g. Toutes ces éditions sortent des presses de Ledet et de Desbordes, d'Amsterdam. On a ajouté à l'exemplaire de la collection Beuchot le Temple du Goût, Amsterdam, Desbordes, 1733, in-8°, et Zayre, Amsterdam, Ledet, 1733, in-S", (Voyez notre tome P"', n°* 602 et 57.)
Dès le 2 novembre 1731, il est question, dans une lettre de \oltaire à Cideville, de « l'édition de ses œuvres, faite à c< Amsterdam, chez Ledet et Desbordes ». Cf. Voltaire au même, 10 juillet 1732. « J'ai reçu, par la poste de Hollande, « un exemplaire de la nouvelle édition de mes ouvrages : il y « a bien des fautes. Ces messieurs ont affecté surtout, quand c( ils ont vu deux leçons dans quelque passage, d'imprimer « la plus dangereuse et la plus brûlable. J'empêcherai qu'il <i n'en entre en France, et je prierai Jore de mettre quel- << ques cartons aux exemplaires qu'il a chez lui. » — Et Voltaire à Formont, juillet 1732 (éd. Moland, n° 272) : « ... Je n'ai pu me dispenser de fournir quelques correc- « tions et quelques changements au libraire qui avait déjà « mes ouvrages, et qui les imprimait, malgré moi, sur les « copies défectueuses qui étaient entre ses mains. Mais, ne « sachant pas précisément quelles pièces fugitives il avait de « moi, je n"ai pu les corriger. Non seulement je ne réponds « point de l'édition, mais j'empêcherai qu'elle n'entre en