Cf. notre tome II, pp. 4 et
« France. Nous en aurons bientôt une, corrigée avec plus de « soin et plus complète... »
C'est également cette édition des Œuvres de 1732 que Voltaire envoyait à Clément (de Dreux), le 24 novembre 173-2.
2 11 9. Œuvres de \''oltaîre. Amsterdam. {Roiiciil), 1736, 4 volumes in-12.
L'auteur des Recherches sur les ouvrages de Voltaire ' (Dijon ou Paris, 1817, in-S") cite cette édition d'après les Catalogues de MM. Bernard de Rieux (^747), n'^ 2046, et de Pont-Carré (1758), n° 1754. •< Dans le Catalogue de M. de << Pont-Carré, ajoute l'auteur des Recherches, etc., cette édi- « tion n'est annoncée qu'en 2 volumes in-12. » — Nous ne connaissons pas cette édition, mais il se peut qu'elle existe. Et, en effet, dès 1731 (2 novembre, à Cideville) Voltaire parle d'une petite édition de Rouen, qu'il comptait aller achever, dans cette dernière ville, pendant l'hiver de 1731-1732. Cf. Voltaire à Clément (de Dreux), 25 décembre 1732. Quelques années plus tard, le 6 mai 1736, le poète écrit à Cideville : « On m'a assuré que Jore a fait faire une édition en trois <• volumes de mes ouvrages où les Lettres philosophiques « sont insérées : cela est d'autant plus vraisemblable qu'il << avait à moi un tome de mes tragédies, qu'il ne m'a jamais <' rendu, quoiqu'il lui ait été payé : il lui aura été facile de ■' joindre en peu de temps deux tomes à ce premier, » Et il dira à Thieriot, le 5 septembre de la même année : « Je ne <( connais point cette édition en quatre volumes dont vous « parlez. Tout ce que je sais, c'est qu'on en prépare une « magnifique en Hollande... » Cf. Voltaire à Berger, Cirey, 1736 {n" 638 de l'édition Moland) : « On dit qu'on vend au « Palais-Royal une nouvelle édition de mes ouvrages vrais << ou prétendus. Ne pourrait-on pas la faire saisir? »
2120. Œuvres de M. de Voltaire. Nouvelle édition, revue, corrigée et con'sidkrablemext augmentée, avec DES figures en TAILLE-DOUCE. Amsterdam, Et. Ledet et
I. Les Recherches sur les ouvrages de Voltaire sont généralement attribuées à Peignot : « Il serait possible, dit une note de la nouvelle « édition du Dictionnaire des ouvrages anonymes, que ces Recherches (i fussent de M. Guillaume, alors avocat à Besançon... »
C'^ 1738-1739, 4 vol. in-8. (Bibl. nat. Y, 5447; — C. V. Beuchot, 4, et C. W Bengesco.)
Un frontispice (par de Troy, gravé par Diiflos), un portrait de A'oltaire (par Folkéina}, un fleuron sur chaque titre' et dix-huit figg. par de Brie, de Troy et Vleughels, gravées par Duflos, Folkéma, La Cave, Tanjé, de Putter et Philips. Les figures de la Henriade sont des réductions des estampes de l'édition de 1728, in-4''.
Tome I^^"", I f. de titre, 2 ff. non chiff. (pour le Privilège), XXXII (pour la table, la Préface-, la traduction d'une lettre de M. Ant. Cocchi, etc., etc.), i f. non chiff. (pour VErrata du tome I), 34g pp, et r p. non chiff. pour la table de VEssai sur la poésie épique. L'Essai sur la poésie épique (pp. 247- 349) est imprimé '^ sur l'original français de M. de Voltaire, « et non sur la traduction française que l'abbé Desfontaines « avait faite de l'original composé à Londres, en anglais, « par M. de Voltaire. >>
Tome II, I f. de titre, i f. non chiff, pour la table, 3f)6 pp. et I p. non chiff. pour VErrata du tome II. Œdipe, pp. 1-120; Mariamne, pp. 121-228; Brutus, pp. 229-366.
Tome III, I f. de titre, i f. non chiff. ^pour la table, XIX pour le faux-titre, V Avertissement, les Epi très en tête de Zayre; i p. non chiff. pour les noms des Acteurs et 372 pp. Zayre, pp. 1-114; Al\ire, pp. ii5-228;L<^ Mort de César, pp. 229-309; VIndiscret, pp. 311-372.
Tome IV, i f. de titre, i f. non chiff. pour la table, 377 pp. et 8 ff. non chiff. pour la Table (alphabétique] des principales matières contenues dans ce tome. Le Temple du Goût ; et poésies diverses {p'P- I"I43j> Mélanges de littérature et de
philosophie ' (pp. 145-377). Ce tome IV est daté de 17394.
1. Dans l'exemplaire de la collection Beuchot, le fleuron gravé sur le frontispice du tome IV est signé La Cave, lySS; ce fleuron est différent des fleurons gravés sur les frontispices des tomes I, II, III : ces fleurons sont signés Duflos, 172S. Dans notre exemplaire, le fleuron du tome IV est pareil aux fleurons des tomes I, II, III; mais, tandis que ces trois derniers fleurons sont signés Duflos, 1728, le fleuron du tome IV est signé Yver, 1738.
2. Cette Préface est de Linant. Elle fut faite pour l'édition de la Henriade de 1737 (voyez notre tome I^r, n" 373". Dans l'édition de 1738-1739 on a suivi, pour la Henriade, le texte de 1737.
3. Vingt-sept morceaux. Les deux premiers seuls sont nouveaux [de la Gloire et du Suicide); les chapitres m à xxvi ne sont autres que les Lettres philosophiques. Le chapitre xxvii est intitulé : Sur les Pensées de M. Pascal (LVII Remarques).
4. II existe à la Bibliothèque nationale, dans la collection Beuchot,
Voltaire songeait dès ijSô à faire imprimer ce « recueil « nouveau de ses ouvrages » (à Thieriot, n" 574 de l'édition Moland; cf. Voltaire au même, 5 septembre lySo). Bien que dans cette dernière lettre l'auteur de Zayre déclare que cette édition se fera assurément sans lui, nous le voyons, dès la fin de 1736, partir pour la Hollande et accepter, à Amsterdam, l'hospitalité de son éditeur, Ledet: « Le libraire Ledet, « qui a gagné quelque chose à débiter mes faibles ouvrages, « et qui en fait actuellement une magnifique édition... m'a « forcé de loger chez lui » (à Thieriot, 17 janvier 1737). Dès le mois de février 1737, le Mercure de France annonce (p. 342) qu' « Etienne Ledet et C'^ et Jacques Desbordes, « libraires à Amsterdam, ont sous presse une magnifique << nouvelle édition de toutes les œuvres de M. de Voltaire, « revues et augmentées par lui-même », et, en mars de la même année, le poète informe d'Argental qu'il a « retranché « de l'édition qu'on fait de ses ouvrages tout ce qui se « trouvait contre Rousseau ». (Lettre 732 de l'édition Moland.)
La participation de l'auteur à cette édition est donc bien établie; aussi ne peut-on que s'étonner, avec Beuchot, des fautes assez graves que renferme ce recueil, et que l'auteur prit le parti de faire corriger à la main. « Dans tous les c< exemplaires que j'ai vus, ajoute le savant éditeur, on « trouve presque toutes les mêmes corrections manuscrites, <c et de la même main. » {Sur quelques éditions de Voltaire, Journal de la librairie, 1820, p. 482.) La Bibliothèque française', dans un Mémoire auquel, selon Beuchot, Voltaire ne doit pas avoir été étranger, insiste en ces termes sur ces inattentions qui font une vraie peine aux lecteurs :
« Dans la tragédie d''Œdipe, scène i, page 27, après ces « mots : qu'entends-je! quoi! Laius,... il manque ce vers
« entier :
Seigneur, depuis quatre ans ce héros ne vit plus,
« et on fait dire à Dimas cinq vers que Philoctète doit dire.
« II y a dans cette tragédie quelques fautes moins impor- « tantes, mais qui ne laissent pas d'être embarrassantes pour « les lecteurs.
« Dans Al:{ire, page 161, l'éditeur a oublié la moitié d'un
no 390, une édition de l'Indiscret, avec le nom de Bâle et le millésime 1737, paginée 327-383. Cette impression appartient-elle à quelque édition inconnue des Œuvres de Voltaire, publiée avant celle de 1 738-1 739 ? C'est ce que nous n'avons pas pu constater.