‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 23 sur 119 · REVUE, CORRIGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE, AVEC · texte numérisé non relu

REVUE, CORRIGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE, AVEC

DES FIGURES. Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie {Chartres ou Rouen^), 1741-1742, 5 volumes in-12. (C. V, Bengesco.)

T. I, I f. de titre, 021 pp. et i p. non chitï. pour la table de VEssai sur la poésie épique. Frontispice gravé et 1 1 figg. non sig. La Henriade, Essai sur la poésie épique.

T. II, 2 ff, non chiff. (pour le faux-titre et le titre), et

285 pp. 3 figg. Œdipe, Mariamne, Brutus.

T. III, -2. tf. non chift". (pour le faux-titre et le titre), et 3 14 pp. 4 figg. Zayre, Al:{ire.^ la Mort de César, l'Indis^ cret.

T. IV, 2 If. non chiff". (pour le faux-titre et le titre),

286 pp. et 2 pp. non chiff. pour la table, i fig. L'Enfant prodigue (pp. 1-104). Poésies diverses (pp. 104-116). Mélanges de littérature et de philosophie (pp. 117-286).

T. V. 2 ff. non chiff. (pour le faux-titre et le titre), 270 pp. et 2 pp. non chiff. pour la table. Essai sur le siècle de Louis XIV, Discours en vers sur l'honune , Odes, Poésies diverses, Letties familières, etc., etc.

I. Lettre inédite de Voltaire au libraire Lambert. [Catalogue d'une belle collection de lettres autographes... dont la vente aura lieu le lundi 2 juin i856. Paris, Laverdet, i856, in-S, n" h^O

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Le frontispice du tome I est seul gravé; il porte le millésime 1741; les tomes II, III, IV et V sont datés de 1742; leur titre est identique à celui du tome I, sauf qu'après ces mots : avec des figures, on lit, sur les frontispices des tomes II, III^ IV et V, les mots : en taille-douce.

Les tomes I, II et III sont des réimpressions des tomes I, II et III de l'édition de 1738-1739.

Le tome IV diffère quelque peu du tome IV de l'édition de 1738-1739 : il contient l'Enfant prodigue, quelques poésies, qui avaient toutes paru dans l'édition de 173S-1739, et les Mélanges de littérature et de philosophie, qui font partie du tome IV de cette même édition •, \cs Remarques sur les Pensées de Pascal sont toujours au nombre de LVII ;elles sont suivies de deux morceaux, intitulés : Fragment d'une lettre sur un usage très utile établi en Hollande ; et Lettre de M. Melon, ci-devant secrétaire du Régent, à madame de Verrue, sur le Mondain, Cette lettre avait déjà paru dans le tome IV de l'édition de 1738-1739, pp. 1 1 i-i 12. Quant au morceau ayant pour titre Fragment d'une lettre, etc., on le trouve dès 1740 dans le volume intitulé : Recueil de pièces fugitives en prose et en vers par M. de V***, in-8, portant le millésime 1740, mais condamné par arrêt du conseil du 4 décembre

1739. (Voyez : Principaux extraits de Voltaire.)

Le tome V de l'édition de 1741-1742 est une réimpression du volume condamné par arrêt du conseil du 4 décembre 173g, ainsi que d'un autre volume intitulé: Recueil de nouvelles pièces fugitives en prose et en vers par M. de Voltaire. Londres, Aux dépens de la Société, 1741, in-i2. (Voy. la division : Principaux extraits de Voltaire.) Le faux-titre de ce dernier recueil porte : Nouveau recueil de pièces fugitives en prose et en vers par M. de V*"* pour servir de supplément au tome V de l'édition de Londres de 1740. Nous ne connaissons pas cette édition de Londres, en cinq volumes. Il est probable qu'elle se compose des quatre volumes de 1740, réimprimés avec de nouveaux frontispices, et d'un cinquième volume intitulé -.Recueil de pièces fugitives en prose et en vers. Nouvelle édition, revue et corrigée par M. de Voltaire. Londres. Aux dépens de la Société,

1740, in-i2 de 3 ff, prélim. et 212 pp. Ce dernier Recueil est une réimpression du volume publié en 1739 avec le millésime 1740.

A la lin du tome III de l'édition des Œuvres Aq 1741-1742 se trouve un cahier de 22 pp. \nûx.u\é: Pièces fugitives de M. de Voltaire, et contenant les morceaux suivants :

i» Origine d'Arouet de Voltaire (en vers).

2° Réflexions de Voltaire (en vers), 3° Le Paradis terrestre trouvé (en vers). 4° Les Adieux de M. de Voltaire à M'>'e la marquise du Chdtelet (en vers).

5° Au camp de Philipsbourg, le 3 juillet 1734 (de Voltaire; voyez le tome X de rédition Moland p. 290).

50 Vers à la louange de Frédéric V [sic), roi de Prusse.

7" Epitre d\4rouet de Voltaire à M. le duc d'Arembcrg (cette épitre n'est pas de Voltaire).

8° Epitre de M. de Voltaire à A/''"-' Malcrais de la Vigne (de Voltaire : voyez le tome X de l'édition Moland, p. 274).

9° Épitre à M. l'abbé du Rcsnel (cette épîtrc est de Formont).

Dès le commencement de 1741, Voltaire, dans une lettre à Thieriot, du 27 janvier, se déclare « très fâché» contre une édition qu'on préparait alors de ses Œuvres. « Vous me « ferez un sensible plaisir d'avertir ceux qui s'en mêlent que « j'ai corrigé plus de quatre cents vers à la Henriade, que « j'ai retravaillé toutes mes pièces, que je suis occupé à « refondre l'Histoire de Charles XII., et qu'ainsi, s'ils se « précipitent et s'ils n'ont pas les changements nécessaires, <( cette édition ne pourra que leur être très préjudiciable. Je « ne veux point chercher à connaître ceux qui s'en chargent, « mais je suis prêt de faire remettre toutes les corrections à ■< l'endroit qu'on voudra m'indiquer. »

Et il ajoute, dans une lettre au même, du lô février : « Je « vous remercie infiniment de l'avis que vous m'avez donné « de l'édition qu'on projette. Je sais qu'elle est très avancée : « c'est un petit malheur qu'il faut supporter. Les libraires « sont d'étranges gens d'imprimer les auteurs sans les con- « sulter. » Cf. Voltaire à Thieriot, i3 mars et 21 juin 1741.

Nous ignorons quelle est l'édition des Œuvres dont il est question dans ces diverses lettres de Voltaire. 11 nous semble difficile d'admettre qu'il s'agisse de l'édition de 1741- 1742, qui n'est qu'une réimpression de recueils antérieurement publiés, sans aucune correction, sans aucun changement, et qui contient en outre des traits satiriques dirigés contre le poète et contre M'"'' du Chàtelet. Aussi Voltaire, dans une lettre écrite à de la Roque « pour détromper le « public au sujet de plusieurs éditions de ses ouvrages », et insérée dans le Mercure de mars 1742 (M. 1495), s'élève-t-il vivement contre cette édition de 1 741-1742 : « Je ne veux « pas faire ici une énumération fatigante de tous les contre- « sens dont ces éditions fourmillent; mais je dois me plain-

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« dre surtout d'une édition de Rouen en cinq volumes, sous « le nom de la Compagnie d'Amsterdam, qui est l'opprobre " de la librairie. C'est peu qu'il n'y ait pas une page cor- « recte : on a mis sous mon nona des pièces qu'assurément « personne ne mettra jamais sous le sien : une Apothéose «infâme de la demoiselle Le Couvreur'; un fragment de <c roman qu'on dit impudemment avoir trouvé écrit de ma « main dans mes papiers - ; je ne sais quelles chansons « faites pour la canaille, et plusieurs ouvrages dans ce goût. « Attribuer ainsi à un auteur ce qui n'est point de lui, c'est « tout à la fois outrager un citoyen et abuser le public; « c'est en quelque façon un acte de faussaire. » Cf. Voltaire à Messieurs... s. d. (1742; M. i5i3, in fine).

Nous savons, par une lettre de Voltaire au libraire Lambert, que le poète attribuait V Apothéose de M^i'^ Le Couvreur à un jeune homme nommé de la Chaize, et le Fragment de roman trouvé dans ses papiers à Bonneval 5. — Quant aux pièces mises sous le nom de Voltaire et aux chansons « faites « pour la canaille », elles sont contenues dans le petit cahier de 22 pages, dont nous avons parlé ci-dessus, et qu'on trouve ordinairement joint au tome III de l'édition de 1741-1742.

Ces chansons, — et notamment la pièce intitulée : Les Adieux de Voltaire à M"" la marquise du Chdtelet, — avaient exaspéré à l'excès l'ami de la belle Emilie : aussi se décidat-il, le 17 décembre 1742, à saisir de l'affaire M. de Maurepas 4, et à demander justice contre les libraires Didot et Barrois, qui débitaient l'édition à Paris. Les deux libraires furent arrêtés quelques jours après, et transférés au Forl'ÉvêqueS, tandis que Voltaire exposait longuement ses griefs contre eux dans la plainte suivante, datée du 3o décembre 1742 :

« \'ers le mois de février 1742, le plaignant acheta du « colporteur nommé Constantin deux exemplaires de l'édi- « tion en question, en 5 volumes, dans lesquels il trouva, « au 111° tome, les libelles diffamatoires les plus scandaleux « contre M™"^ la marquise du Châtelet, et au V^ tome contre « M. Le Pelletier Desforts ^, et fit venir chez lui sur-le-

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