Avec des corrections. (Voyez notre t. I, n
3. Avec un Avertissement nouveau. (Voyez notre t. I, n» iqS.^
4. Les morceaux intitulés De l'imagination. De Pierre le Grand et de J.-J.- Rousseau, De la liberté d'imprimer. Anecdote singulière sur le /'. Fouquet. etc., ont été placés par les éditeurs de Kehl dans le Dictionnaire philosophique.
5. Les trois premiers volumes des Nouveaux Mélanges ont eu une seconde édition en 1766. (\'oyez Voltaire à la comtesse d'Argenlal, 18 avril 1766.; Les frontispices de cette seconde édition portent le millésime 1765; les rteurons, lettres initiales, etc., ne sont pas les mêmes dans les deux éditions. — On a imprimé pour ces trois premiers volumes des Nouveaux Mélanges de nouveaux frontispices, en 1770. (Voyez Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, éd. Daffis, III, 532.) Dès 1765, on avait fait des cartons pour remplacer un certain nombre de feuillets du premier tirage. Nous possédons un exemplaire du tome III avec des cartons pour les pages 81-S2, 83-8.1.. 85-86, 87-88, 91-92, 97-98. — P. 92, on lit le passage cité par Voltaire dans sa lettre à la comtesse d'Argenlal, du 18 avril 1766 ^éd. .Moland, t. XLIV, p. 269). — La !"■ édition de ce tome III était d'abord, à ce que nous apprend Quérard, en 4 18 pp. ; mais on plaça à la suite de la Table uun « supplément sans nouvelle pagination, ce qui donne à ce volume 432
Quatrième partie, 1767, 2 ff. de titre, xvi et 418 pp. (il existe des exemplaires en 416 pp. également avec le millésime 1767). Les Scythes. — Octave et le jeune Pompée, ou le Triumvirat (avec un Avertissement). — Réponse de Voltaire à l'abbé d'Olivet (M. 6G52). — Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven. — Les questions dUm liomme qui ne sait rien {Le Philosophe ignorant). — Commentaire sur le livre des délits et des peines.
— Lettre de Voltaire à Elle de Beaumont (M. 6804). — Dans l'édition en 416 pp., on ne trouve pas VErrata imprimé au bas de la page 418 de l'édition du premier tirage. Les trois fautes signalées dans cet Errata ne sont corrigées dans aucune de ces deux éditions.
Cinquième partie, 1708, 366 pp. La Princesse de Navarre.— Le Temple de la Gloire, — Chariot, ou la Comtesse de Givry. — Drame traduit de l'anglais de M. Hut [Saùl).
— Lettres aux auteurs de la Ga:{ette littéraire (3 lettres : voyez notre tome II, page 12g, note 7). — Dialogue traduit de l'anglais (ce Dialogue est attribué à Suard). — Eloge historique de M'"^ du Châtelet. — Le Président de Thou
justifié contre les accusations de M. de Buri, etc. — Poésies (et Lettres). (Parmi ces poésies et ces lettres, il y en a quelques-unes qui ne sont pas de Voltaire : voyez pp. 324, la réponse et les vers à M. de B... *, que Voltaire a désavoués dans sa lettre à Lacombe, du 9 juillet 1769.)
Sixième partie, 1768, 376 pp. L'Ingénu. — E Homme aux quarante écus. — La Princesse de Babylone. — Homélies prononcées à Londres, etc. — Sermon prêché à Baie.
Septième partie, 1768, 364 pp. Essai historique et critique sur les dissensions des églises de Pologne. — Anecdotes sur Bélisaire. — Lettre de l'archevêque de Cantorbéry, etc. — Les (Questions de Zapata. — Dialogue entre un caloyer et un homme de bien. — Dialogue du douleur et de l'adorateur.
— Les dernières paroles d'Epictète à son fils. — Idées de La Mothe Le Vayer. — La Défense de mon oncle. — Lettres à S. A. Mgr le prince de ***. — Essai sur les guerres civiles de France.
HciTiÈME PARTIE, 176g, XXII et 3 12 pp. (3 à 3 12). Les Guèbres. — Des singularités de la nature. — Les Lettres d'Amabed. — Le Cri des nations. — Épitres à Boileau, à
« pages n [Bibliographie Volt., 'p. 65). Dans la seconde édition, les pièces qui composent ce supplément ont été réimprimées aux pages 415-426 : la Table occupe les pages 427-430.
l'auteur du livre des trois imposteurs et à Saint-Lambert. — Tout en Dieu.
Neuvième partie, 1770, i f. de titre et 334 PP- Dieu elles hommes. — Fragment des instructions pour le prince royal de ***. — Du divorce. — De la liberté de conscience (voyez notre tome II, p. 2o5). — Anecdote (i^") sur Bélisaire. — Discours aux confédérés catholiques, etc. — Lettre sur les panégyriques. — Lettre à Më^ l'archevêque de Lyon dans laquelle on traite du prêt à intérêt, etc. (par Prost de Royer : voyez Ouvrages attribués a Voltaire). — Requête à tous les magistrats du royaume.
Dixième partie, 1770, 404 pp. Sopnonisbe. — Collection d'anciens évangiles. — Les Adorateurs, ou les Louanges de
Dieu. Les Droits des hommes et les Usurpations des
autres. — Instruction du gardien des capucins de Raguse, etc. — Poésies et Lettres.
Onzième partie, 1772, 2 ff. de titre et 355 pp. La Méprise d'Arras. — Essai sur les probabilités en fait de justice. — Lettre de M. de F*** sur un écrit anonyme. — Les Peuples aux Parlements. — Le Tocsin des rois (suivi d'une Relation de l'attentat commis contre la personne du roi de Pologne et d'un Extrait de la réponse d'un Polonais à une lettre insérée dans le premier tome du Journal de Francfort, p. Ii3 : ces deux morceaux ne sont pas de Voltaire". — Sermon du papa Nicolas Charisteski. — Sur le procès de Mlle Camp. — Stances pour le 24 auguste ou aoust 1772. — Épitre aux Romains. — Le Catéchumène, traduit du chinois (par Borde; voyez : Ouvrages attribués a Voltaire). — Entretiens singuliers [le Diner du comte de Boulainvilliers). — Profession de foi des théistes. — Dialogue entre l'empereur de la Chine et un jésuite [Relation du bannissement des jé^ suites de la Chine). — Lettre philosophique sur l'âme. — Défense de Louis XIV.
Douzième partie, 1772, i f. de titre et 348 pp. Le Dépositaire. — Les Pélopides. — La Guerre civile de Genève. — Épitre au roi de la Chine. — Les Systèmes et les Cabales. — La Bégueule. — Jean qui pleure et qui rit. — ^Epitre à Uranie. — Épitre à l'impératrice de Russie. — Épitre au roi de Suède. — Épitre au roi de Danemark. — Épitre à d'Alembert.
Treizième partie, 1774, viii et 344 pp. Fragments sur quelques révolutions dans l'Inde, etc. — Précis du procès du comte de Morangiès. — Fragments sur l'Inde. — Fragment
sur Vhistoire générale (voyez notre tome II, p. 298). — Lettres de Voltaire à MM. de la noblesse du Gcvaudan (les 2 premières Lettres). — Lettre sur la prétendue comète.
— Discours de M'^ Belleguier,
Quatorzième partie, 1774, i f. de litre, iv et 400 pp. (la page 400 est paginée 100). Lettre d'un ecclésiastique sur le prétendu rétablissement des jésuites. — Les Colimaçons du R. P. UEscarboîier. — La Tactique. — Lettre au roi de Prusse (M. 8747). — Poésies et Lettres diverses. — Les Deux Siècles. — Le P. Nicodème et Jeannot. — Qiielques petites hardiesses de M. Clair. — Épitre à Horace (suivie de la Réponse d'Horace, par La Harpe). — L'Anniversaire de la Saint-Barthélémy pour l'année 1772. — Lettre (Epître) à Pigalle. — Ode à la Vérité. — Ode pindarique, etc.. — Les Lois de Minos. — Jules César, tragédie de Shakespeare.
— L'Héraclius espagnol. — Conte nouveau traduit du syriaque {Le Taureau blanc). — Dialogue de Pégase et du vieillard. — Lettre de M. de Voltaire à un académicien de ses amis (M. 9045;,.
Quinzième partie, 1772 (sic) : il doit y avoir des exemplaires avec le millésime 1775), i f. de titre et 348 pp. Annales de l'Empire.
Seizième partie, 1775, 2 Û\ de titre ' et 356 pp. Les Annales de l'Empire (suite).
Dix-septième partie, 1775, 2 iT. de titre et 364 pp. Les Annales de l'Empire (suite et tin. — Cette réimpression des Annales a été donnée avec la participation de l'auteur, qui avait revu son ouvrage et qui y avait fait des changements). Aventure de la Mémoire. — De la paix perpétuelle. — Éloge historique de la Raison. — Le Dimanche, ou les Filles de Minée. — Lettre de M. de la Visclède. — Le Pour et le Contre. — Les Finances. — ■ La Mule du pape. — Traduction de l'homélie du pasteur Boum. — La Voi.v du curé sur le procès des serfs du Mont-Jura. — // faut prendre un parti, ou le Principe d'action. — Les Oreilles du comte de Chesterjield (ces deux derniers morceaux paraissaient ici pour la première fois).
1. I f. de faux-titre et i f. de litre. — Nous n'avons pas indiqué de faux-titres pour les volumes précédents, parce qu'il ne s'en trouve pas dans l'exemplaire d'après lequel nous décrivons les 19 parties des Nouveaux Mélanges; mais il est probable que ces faux-titres existent pour tous les volumes.
Tome dix-huitième, lyyf) (il doit y avoir des exemplaires avec le millésime 1775?), 2 ff. de titre et 384 pp. Histoire de Jenni.' — Lettre de Voltaire au comte de Tressan fM.q^Ti). — Examen important de milord Bolingbroke. — De l'âme, par Soranus. — Le Cri du sang- innocent.
Tome dix-neuvième, 1775, 2 ff. de titre et 388 pp. — Don Pèdre. — Les Honnêtetés littéraires. — Réfutation d'un écrit anonyme contre la mémoire de feu M. Joseph Saurin. — Traduction du poème de Jean Plokof. — Sentiment d'un académicien de Lyon sur quelques endroits des Commentaires de Corneille. — Au Roi en son conseil. — La Voix du curé sur le procès des serfs du Mont-Jura. — Lettre à M. Hume. — Questions sur les miracles.
Les signatures des volumes XVIII et XIX portent l'indication de Tome. On lit également : Tome XVIU, Tome XIX, sur les frontispices de ces deux volumes. Nous avons déjà dit qu'il existe pour les trois premiers volumes des frontispices avec le millésime 1770 (voyez notre note, p. 282) ; en outre. Barbier nous apprend qu'il y a des exemplaires des quatorze premiers volumes (et très probablement des quinze premiers') avec la date de 1772, et il ajoute que dans un exemplaire de la Bibliothèque nationale (relié en demi-maroquin rouge à l'oiseau) l'on trouve un titre de la troisième partie, avec la date de 1776 [Dict. des ouv>\ anonymes, éd. Datfis, III, 332).
Les trois premiers volumes des Nouveaux Mélanges étaient imprimés à la fin de 1765 (voyez la Correspondance littéraire de Grimm, du i5 novembre 1765 : éd. Tourneux, IV, 417-418); au commencement de janvier 17C6, on les avait déjà à Paris {id., ibid,, p. 470)^ ; mais, dès le iG octo- 1765, Voltaire en avait envoyé quelques feuilles à M"'" du Deffand,ce qui prouve qu'il s'intéressait à ce recueil un peu plus qu'il ne veut bien le dire dans sa lettre à d'Argental du i''- avril 17G6.
M. Albert de la Fizelière a publié dans le Bulletin du bibliophile de i855, pp. 326-342 ', une dissertation bibliographique intitulée: Voltaire était-il complètement étranger
1. L'exemplaire du tome XV qui fait partie de notre collection, et qui a paru en 1775, porte le millésime 1772.
2. Les Mémoires secrets n'annoncent ces trois premiers volumes que le i3 mars 1766. {Additions, t. XVI, p. 2b3.)
3. 11 a été fait un tirage à part, in-S» de i») pp. (Imp. Maulde et Renou.)
à la publication des Mélanges publiés sous son nom? Toute l'arguinentation de M. de la Fizelière, pour trancher la question dans un sens affirmatif, repose sur ce fait qu'ayant eu entre les mains un exemplaire de la dixième partie des Nouveaux Mélanges, provenant de la bibliothèque de Ferney, il a relevé, aussi bien sur le frontispice qu'à l'intérieur de ce volume, plusieurs notes manuscrites tracées « de l'écriture ferme, hardie et toujours si nette » de Voltaire, et dans lesquelles l'auteur-annotateur déclare : i" que ces Mélanges « faux et impertinents (sont) recueillis par un po- « lisson qu'il désavoue et qu'il trouve très ridicule » ; 2" que, parmi les pièces renfermées dans cette dixième partie, un grand nombre ne lui appartiennent pas. C'est ainsi que Voltaire désavoue tour à tour ses vers à Berger sur Gentil- Bernard, lesquels font partie de sa lettre de janvier lySô (M. 55 1); — une pièce sur le Mariage du fils du doge de Venise avec la fille d'un ancien doge (M. t. X., p, 527); — des vers à M"'« du Boccage [ibid., p. 523); — le nouveau Prologue de la Princesse de Navarre, qu'il affirme « être « l'œuvre d'un poète bordelais » [ibid., t. IV, p. 279); — la réponse au baron de Constant, qui avait joue la comédie à Ferney {ibid., t. X, p, SqS) ; — la pièce à M>"c de Scallier, qui jouait parfaitement du violon {ibid., p. 5So); — la réponse à M. de Claris, sur son poème de la Grâce {ibid., p. 527); — les vers à Mesdames D. L. C. et G., présentés par un enfant de dix ans en 1765 {ibid., p. 577); — enfin les couplets d'un jeune homme chantés à Ferney le 1 1 auguste 17(13 {ibid., p. 57G). — On sait ce que valent tous ces désaveux de Voltaire : et, d'ailleurs, si les pièces qu'il a ainsi formellement répudiées n'avaient pas été de lui, les auraiton admises et dans l'édition in-q", et dans l'édition encadrée, et dans les éditions de Kehl ? De ce que Voltaire a désavoué en marge de cette dixième partie des Nouveaux Mélanges plusieurs des morceaux qui y sont imprimés, M. de la Fizelière conclut beaucoup trop facilement que ces morceaux sont apocryphes, et que les Nouveaux Mélanges ont été publiés sans la participation de l'auteur. Il suffit d'étudier d'un peu plus près la façon dont sont composés ces 19 volumes, pour acquérir la certitude que si V^oltaire n'a pas surveillé très attentivement la publication de chacun d'eux', il n'y est pas du moins resté « absolument étranger ». La meilleure preuve en est que les Nouveaux Mé~ langes contiennent un assez grand nombre d'éditions origi-
î. Certains écrits sont imprimés deux fois dans cette collection : VEpitrc à L'ranic, la première .\nccdutc sur Bclisaire, la Voix du curé, etc., etc.
nales de ses écrits. Dans le tome II, le Traité sur la Tolérance est augmenté d'un Article nouvellement ajouté, dans lequel on rend compte du dernier arrêt rendu en faveur de la famille Calas; on trouve dans le tome III plus de trentecinq pièces inédites (voyez ci-dessus, p. 23i;; Octave et Pompée est précédé, dans le tome IV, d'un Avertissement qui n'avait encore paru dans aucune édition antérieure; les Annales de l'Empire, qui forment les tomes XV, XVI et une partie du tome XVII, ont été, ainsi que nous l'avons dit plus haut (p. 235), revues et corrigées par Voltaire, avant d'y être réimprimées; enfin, le tome XVII contient des pièces non encore publiées, telles que les morceaux intitulés : Il faut prendre un parti; les Oreilles du comte de Chesterfield.
D'ailleurs, tout en désavouant ce recueil, l'auteur ne reconnaît-il pas lui-même avoir donné à Cramer, pour les y insérer," les sottises qu'il avait pu trouver sous sa main»? (à d'Argental, !<='' avril 1766). N'en voie-t-il pas à Cramer «un « petit Avertissement qu'il lui paraît très nécessaire de pla- « cer à la tête de ces Nouveaux Mélanges? » (voyez un billet s. d., imprimé dans le Nain jaune du i'='' août i8b3, et reproduit dans le tome III de notre Bibliographie, p. 3ii). II est vrai que Voltaire ajoute dans ce même billet : « Je «< vous avoue qu'il est triste pour mon amitié et pour mon « amour-propre que vous ayez commencé cette édition et « que vous en ayez fait deux volumes entiers sans me con- « sulter. Les choses seraient plus dans leur ordre et j'aurais « eu le temps de vous procurer des pièces fugitives mieux « travaillées. » Et, le 3 novembre 1768, il écrira encore à Gabriel Cramer : « Je vous prie, mon cher ami, de me pro- « curer ces trois volumes de Mélanges (les tomes V, VI et « VII du recueil) où vous dites qu'on a inséré plusieurs « balivernes de ma façon, comme tragédies médiocres, « comédies de société, petits vers de société, qui ne sont « jamais bons qu'aux yeux de ceux pour qui ils ont été « faits. Si la folie de faire des vers est un peu épidémique, <( la rage de les imprimer est beaucoup plus grande... » Mais ce sont là façons de parler, ou plutôt d'écrire, auxquelles, avec Voltaire, on ne doit pas attacher beaucoup d'importance. Quant à l'indignation qui éclate dans sa lettre à d'Argental du 6 avril 1773, où il déplore que « la « petite cabale qui le persécute fasse débiter dans Paris deux •' volumes d'horreurs affreuses qu'elle lui attribue, et qu'on " a imprimées à la suite du Dépositaire et des Pélopides » (il s'agit des tomes XI et XII des Nouveaux Mélanges : le tome XI contient le Catéchumène, de Borde, et deux pièces relatives à l'attentat commis contre le roi de Pologne), il faut d'autant moins s'en étonner que l'on trouve dans ce
bibliographie; DE SES ŒUVRES sSg
incme tome XI, sous un titre déguisé, le Diner du comte de BoulainvilUers, et qu'il est facile dès lors de comprendre rintérêt considérable qu'avait Voltaire, — qui cherchait à faire représenter à Paris ses Lois de Minos, — à répudier « toutes les impiétés et toutes les horreurs imprimées sous « son nom » (à d'Alembert, ii avril lyyS).
Qui sait même s'il ne lui est pas arrivé p>lus d'une fois d'engager Cramera joindre ainsi à ses œuvres bien authentiques quelques pièces étrangères, afin de pouvoir désavouer plus énergiquement tel ou tel recueil publié, avec sa participation, par son infatigable éditeur? Ne faisait-il pas insérer en cette même année 1773, dans les Lois de Minos, un Dialogue de d'Alembert enti-e Descartes et Christine'? (Voyez sa lettre à d'Alembert, du 27 mars 1773.) Pourquoi n'est-ce pas lui qui aurait conseillé à Cramer d'admettre dans les Nouveaux Mélanges le Catéchumène de Borde, et les autres morceaux dont il se plaint dans sa lettre à d'Argental du 6 avril 1773:
Il est inutile, croyons-nous, de prolonger cette discussion : le recueil publié par Cramer sous le titre de Nouveaux Mélanges philosophiques, etc., a un caractère marqué d'authenticité, que ne sauraient lui enlever les désaveux intéressés de Voltaire; peut-être l'auteur a-t-il laissé toute latitude à son imprimeur pour composer chacune des parties de ce recueil; peut-être Cramer n'a-t-il pas toujours consulté le patriarche sur telle ou telle petite pièce de vers, sur telle ou telle brochure qu'il savait être de lui, et qu'il a admises dans la collection, sans prendre son avis; — il se peut même que l'éditeur genevois, qui avait entre ses mains une grande partie des manuscrits de Voltaire, ait fait entrer dans les Nouveaux Mélanges certains écrits que l'auteur eût peut-être voulu en exclure; mais il n'en reste pas moins acquis q'ue les dix-neuf volumes des Nouveaux Mélanges ont été publiés avec le consentement de Voltaire et, presque toujours, avec sa participation.
Les quatorze premiers volumes des Nouveaux Mélanges ont été condamnés par décret de la cour de Rome des i5 novembre 1773, 16 février 1778 et 22 août 1782 {Catalogue des ouvrages mis à l'index. Paris, 1825, p. 234).
2213. Les Pensées de M. de Voltaire. S. /., 176$. 2 parties in-i2 de i f. de titre, viii et 138 pp. ; — i f. de titre, 176 pp. plus 4 pp., non chiff. pour les tables. (C. Y. Beuchot, 637.)